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Industriels laitiers
Les transformateurs scrutent l´évolution de la carte laitière

Pour doper la compétitivité de la filière laitière, la Fnil propose entre autres la création de formes de contractualisation entre éleveurs et industriels.


A quoi ressemblera la carte de la répartition de la production laitière demain ? Le thème de l´assemblée générale de la Fnil était l´évolution de la structure des approvisionnements des industries laitières. Les entreprises craignent que la baisse des prix, alliée au découplage, conduise à une baisse de production. Les cessations d´activité pourraient pénaliser l´approvisionnement en lait, notamment dans certaines zones déjà déficitaires, et donc mettre en péril des outils industriels.
Frédéric Chausson, du Cniel, a souligné que ne plus produire son quota expose à la remontée en réserve de son droit à produire et donc à une perte de valeur patrimoniale. « Par ailleurs, une étude du Contrôle laitier montre que 35 % des exploitations ont des capacités en bâtiment et alimentation pour élever des animaux supplémentaires. Il est donc peu probable qu´on assiste à une baisse de la production ».

Selon différentes études, les élevages les plus susceptibles d´être touchés par le découplage sont ceux où le producteur a plus de 55 ans (20 000), les exploitations mixtes culture ou viande (20 000) et les exploitations qui ne sont pas aux normes. Enfin, Frédéric Chausson a présenté une projection « optimiste » du nombre d´exploitations en France : 55 000 au Nord de la Loire et 23 000 au Sud à l´horizon 2010, contre 80 000 au Nord et 35 000 au Sud aujourd´hui. Les références augmenteraient de plus de 40 %.

Pour une flexibilité des quotas
En deuxième partie d´assemblée générale, Xavier Paul-Renard, président de la Fnil, a proposé cinq leviers pour améliorer la compétitivité de la filière laitière française. En premier lieu, trouver un accord de prix qui réponde à trois objectifs : limiter les pertes importantes générées par le beurre et la poudre, réduire l´écart de compétitivité avec l´Allemagne, la Belgique, etc, et suivre l´évolution des marchés.
Il s´agit aussi pour les industriels d´agir sur la maîtrise de la production, avec des quotas flexibles en fonction des réalités du marché ; mais aussi avec une gestion nationale des références laitières plus fluide. Xavier Paul-Renard a plaidé pour une révision de la réglementation afin d´éviter « les rigidités inutiles au niveau de l´organisation économique de la production et créer un certain lien entre les nouveaux droits à prime et les quotas laitiers ». La Fnil propose des formes de contractualisation entre les producteurs et les laiteries. Le quatrième levier est le développement de l´innovation.

Enfin, Xavier Paul-Renard estime que « c´est en maintenant une palette d´entreprises de tailles différentes que la filière française pourra continuer à proposer autant de produits différents, facteur essentiel du développement de la consommation. L´augmentation de la valeur ajoutée et de la compétitivité ne passe pas nécessairement par la massification. »
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