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Résidus antibiotiques dans le lait
Les traitements au tarissement de plus en plus incriminés

Les traitements intramammaires sont en cause dans quatre cas sur cinq de contamination du lait. Dans un tiers des cas, il s´agit de traitements hors lactation.


Quelles sont les causes de la présence des résidus antibiotiques dans le lait ? Pour y répondre, une vaste enquête a été menée pendant 16 mois par des techniciens de laiterie et des vétérinaires dans 1500 élevages ayant été confrontés à un problème d´inhibiteurs .
Cette enquête, menée dans le cadre du nouvel observatoire Virbac des inhibiteurs(1), est la plus importante ayant été réalisée.
Si tous les types d´élevages sont concernés, le risque est maximal dans les élevages de taille moyenne avec des problèmes de cellules.
Et dans la moitié des élevages, deux personnes ou plus interviennent à la traite au moins une fois dans la semaine.

Première cause des citernes positives
Dans la grande majorité des cas, l´origine des problèmes a pu être identifiée : le médicament en cause est connu dans 89 % des élevages, et l´erreur à l´origine du problème dans 83 % des cas.
Ce n´est pas une surprise, les traitements antibiotiques intramammaires sont les responsables dans 78 % des cas(2). Les traitements en lactation restent la cause principale (46 % des cas). La plupart du temps, le problème provient alors du passage accidentel d´un animal en traitement à la traite. Le non-respect des doses, durées ou délais d´attente ne représente que 16 % des cas. D´où l´importance, pour éviter l´accident, d´identifier correctement les animaux traités, et pourquoi pas de faire une double identification (un bracelet à chacune des pattes arrières ou un bracelet et un marquage sur la mamelle).

Les traitements au tarissement (32 % des cas) sont plus souvent impliqués qu´il y a quelques années. Ils sont même les premiers responsables de citernes de collecte positives (44 % des cas contre 33 % en lactation). Une fois sur deux, l´éleveur a laissé passer une vache tarie peu de temps auparavant (souvent la traite précédente). La séparation immédiate des taries après la traite où elles ont été traitées, l´identification des animaux et l´entregistrements des tarissements auraient pu éviter l´accident.
Pour prévenir l´accident : séparer les vaches taries.

Des pratiques à proscrire
De façon générale, une mauvaise vidange des griffes (7 % des contaminations) ou un bidon trop petit (6 % des cas) peuvent aussi être à l´origine des résidus. Quelques centaines de millilitres suffisent à contaminer un tank de mille litres. L´enquête montre aussi que les « mauvaises pratiques » du médicament ne pardonnent pas : à proscrire totalement l´utilisation de produits de tarissement en lactation (28 cas), d´intrammamaire en intramusculaire (25 cas), de double traitement au taissement (6 cas). Attention aussi à l´allongement de la durée de traitement sans modification du délai d´attente.

(1) mis en place en partenariat entre le laboratoire Virbac, les entreprises laitières et le réseau des vétérinaires relais de la SNGTV.
(2) 16 % des cas : antibiotiques par voie générale - 1 % des cas : traitement des trayons - 5 % : autre.
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