Aller au contenu principal

Infolabo
Les résultats d’analyse de lait disponibles en temps réel

Le système interprofessionnel d’échange informatisé des données d’analyses de lait est opérationnel depuis le mois de septembre.

Infolabo est déjà en service dans six laboratoires(1) et plus de 30000 éleveurs y ont accès. D’ici fin 2007, la totalité des dix-neuf laboratoires interprofessionnels l’utiliseront en routine. Infolabo permettra aux 95 000 éleveurs laitiers et leurs laiteries d’accéder facilement et de façon instantanée aux résultats d’analyses, en particulier celles entrant dans le paiement du lait. Finis les délais de quatre à cinq jours, voire une semaine (les délais varient d’un laboratoire à l’autre) après prélèvement pour connaître ses taux protéiques et de matière grasse. Le laboratoire, qui est tenu de réaliser les analyses le lendemain du prélèvement, intégrera le résultat dans la base, et celui-ci sera immédiatement disponible pour le producteur et sa laiterie via un portail sécurisé. La fiabilité et la confidentialité sont bien sûr garanties. Les données ne seront accessibles, à travers un identifiant et un mot de passe, qu’au seul producteur, sa laiterie et son laboratoire. La connexion à Infolabo peut se faire par internet, par téléphone, ou par minitel.

CONSULTATION GRATUITE
« C’est un outil génial pour l’utilisation au quotidien, affirme avec enthousiasme Ghislain de Viron, éleveur dans la Sarthe. Depuis juillet je me connecte régulièrement. Par exemple, je peux voir tout de suite l’effet d’un changement d’alimentation sur les taux. J’ai reçu un courrier d’Infolabo avec un code d’accès ». Côté laiterie, Infolabo est particulièrement apprécié dans un contexte d’accords de collecte entre entreprises car il facilite la restitution des résultats. « C’est un très bon outil, estime Jocelyne Duval de Coralis. Il permet une meilleure réactivité, d’harmoniser les informations en provenance des différents laboratoires avec lesquels nous travaillons, ou encore d’avoir les résultats d’une tournée ou d’une citerne. Nos producteurs se sont bien adaptés ». Elle souhaite toutefois que les résultats d’analyse réalisées à titre indicatif et le litrage collecté soient également enregistrés dans la base de données.

MEILLEURE RÉACTIVITÉ
Le projet, qui a démarré en 2004, a été financé par l’interprofession. Le coût de maintenance et d’hébergement sera à la charge des laboratoires (environ 3000 à 5000 euros par an pour un laboratoire moyen à grand). La consultation via internet sera gratuite, donc pas de frais supplémentaire pour les éleveurs. Et le papier ne disparaitra pas pour autant. D’ici la fin de l’année, des modalités d’abonnement auprès du laboratoire interprofessionnel seront également proposées aux éleveurs et aux laiteries qui souhaiteront être alertés par fax, par SMS ou par mail. « Un deuxième volet de développement est prévu, annonce Anne Pécou du Cniel, il concerne le traitement des données de la base ».

■ Annick Conté

(1) Lillab (Chateaugiron 35), Analis (Laval 53), Uriane (Lacapelle 02), Lilano (St Lô 50), Urcil (Carhaix 29), Lial MC (Aurillac 15).

Infolabo permet aux éleveurs :
■ de consulter leurs résultats d’analyses
journaliers et mensuels ;
■ de visualiser l’historique des résultats ;
■ de recevoir des alertes en cas de résultat
hors norme.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Avec 103 animaux pour deux stalles, le robot n’est pas saturé. La fréquentation du groupe des primipares est très bonne. © P. Arzul
[Premières lactations] Comment expliquer la sous-production dans cet élevage ?
Dans cet élevage robotisé, le travail sur les génisses paraît optimisé et pourtant il manque 4 kg de lait sur les premières…
Dans le Cantal, une récolte de seigle forestier dans une vieille prairies de dactyle. © V. Vigier
Dans le Cantal, 1 400 hectares de méteil semé dans des prairies vivantes
Le sursemis de méteil permet de régénérer des prairies dégradées sans les retourner. Retour d'expérience.
« Nous sommes sur des années de mutations avec une prise de risques économiques, admettent Nicolas, Olivier et Vincent (de gauche à droite). Mais le choix d'être bien dans notre métier de paysan en innovant nous fait accepter d'avoir moins de prélèvements sur ces deux années. »  © Gaec La Niro
« En bio, nous faisons le pari de vivre à trois avec 80 hectares, 50 vaches et 3 hectares de légumes »
En Vendée, le Gaec La Niro vient d'installer un troisième associé, et d'investir dans un séchoir en grange thermosolaire. Son…
Aurélien Perret. « Dès que l’on a une fenêtre météo, on sait que le matériel est prêt sous le hangar et qu’on peut démarrer ! » © M. Coquard
« Nous avons notre propre ensileuse d’occasion »
Le Gaec de la Buissonnière, dans le Rhône, récolte l’herbe avec une ensileuse d’occasion achetée en copropriété. Cette solution a…
Les 35 éleveurs du collectif invitent les consommateurs à emprunter les ribines (petits chemins en gaélique) pour renouer le contact avec les agriculteurs.   © S. Duparc
En Ille-et-Vilaine, 35 éleveurs laitiers se lancent dans la création d'une fruitière
Pour mutualiser les contraintes que sont les investissements et le travail supplémentaire liés à la transformation du lait, 35…
 © A. Courcoul
« Nous avons testé des matelas à eau pour nos vaches »
Gérard et Amélie Courcoul, en Gaec en Loire-Alantique, ont équipé leurs 200 logettes de matelas à eau, depuis mars 2019.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière