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Génétique bovine
Les mutations de trois grands pays

La France n´est pas le seul pays à évoluer. Lors du colloque européen de l´Unceia, le Danemark, l´Allemagne et la Pologne ont présenté leur système génétique.


Une organisation danoise concentrée, le dispositif allemand en pleine réforme, le système polonais qui finit de tourner une page de son histoire. voici un aperçu de la diversité des vingt-deux pays européens qui ont participé au colloque organisé par l´Unceia le 22 février dernier au Parlement européen de Strasbourg.
Un seul CIA au Danemark
Il n´y a qu´un seul centre d´insémination au Danemark : Dansire. « C´est une vraie coopérative où environ 260 éleveurs siègent régulièrement », décrit Niels Bo, de Dansire.
Dansire assure la mise en place et l´amélioration génétique, y compris la sélection des taureaux. Les pouvoirs publics ne sont pas impliqués dans la gestion de la coopérative, et ne versent pas de subvention. L´indexation se fait en partenariat avec la Suède et la Finlande, pour réduire les coûts. « Nous sommes préoccupés par la forte restructuration des élevages laitiers, et par leur baisse de revenu. Aussi, nous allons continuer à assister à des fusions entre coopératives et organismes d´élevage sur la zone scandinave. L´objectif est de proposer aux éleveurs une génétique de qualité pour un coût raisonnable, et de pouvoir investir dans les nouvelles technologies de la recherche », expose Niels Bo. En 2005, la dose de taureau agréé était de 10 ?, et 3 ? pour une dose de taureau en testage, y compris le pointage et le conseil génétique. La visite de l´inséminateur est facturée 4,75 ? et la mise en place 6,25 ?.

L´Allemagne réforme
A l´instar de la France, l´Allemagne est dotée d´une législation zootechnique depuis longtemps, et elle est train de la réformer pour s´adapter à celle de l´Union européenne. Entre autres modifications, l´Allemagne ouvre à la concurrence la distribution de la semence, aujourd´hui réservée aux centres d´IA agréés sur leur zone. Comme en France, les Länder allemands se désengagent. Ils prévoient de se retirer du contrôle de performance et de l´évaluation génétique, pour les transférer aux associations d´élevages qui sont déjà en charge de la tenue des livres généalogiques, du conseil génétique aux éleveurs, de l´organisation des programmes de sélection.
Des opportunités en Pologne
« Notre loi sur l´élevage (1997) est conforme au droit européen. Nos centres d´insémination sont des sociétés anonymes. La Pologne en compte quatre, qui exercent chacune leur activité sur une zone géographique préférentielle. Contrairement aux pays de l´Ouest, chez nous le nombre de vaches augmente, ce qui est une bonne opportunité pour le secteur de la génétique. En Pologne, les enjeux sont très différents : achever la privatisation de toutes les entreprises du secteur, développer la participation des éleveurs aux programmes de sélection. Mais un enjeu concerne toute l´Europe : adapter les produits aux demandes de l´industrie agroalimentaire grâce à l´amélioration génétique », présente Piotr Jakubowski, du ministère de l´Agriculture polonais.
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