Aller au contenu principal

Les laits classiques se rebiffent

Le succès des laits de consommation spécifiques ne compense pas le recul des laits classiques. Sur ce créneau, les initiatives se multiplient pour le redynamiser.

Dans son ensemble, le marché total du lait de consommation (ventes grande distribution) a encore reculé sur un an: entre le premier trimestre 2018 par rapport au premier trimestre 2017, il baisse en volume de -2,4%. En valeur, il enregistre un +0,3%.

Certains créneaux sont en progression. Le lait pasteurisé et fermenté a récemment regagné du terrain (+1,2% en volume, +3,1% en valeur), mais cette tendance reste un épiphénomène au regard du segment poids lourd du lait longue conservation (LLC) qui continue de reculer en volume (-2,5%) mais affiche un +0,1% en valeur.

Les laits spécifiques - arômatisé, facile à digérer, biologique... - progressent en volume et en valeur : Toutefois, "la bonne orientation des laits spécifiques ne compense pas la baisse des volumes du demi-écrémé et de l'entier classiques", commente Gérald Saada, directeur marketing de Candia.

Face aux marques engagées, Lactel et Candia sortent du bois

Depuis quelques temps, des marques régionales et/ou éthiques se développent tout azymut (encore classées dans la catégorie du demi-écrémé classique). Elles auraient un impact encore limité, avec 4,5% des volumes du demi-écrémé (environ 65 millions de litres). "Elles n'apportent pas d'additionnel au marché. Il s'agit majoritairement de cannibalisation", ajoute Etienne Verdier, directeur marketing de Lactel. Certaines de ces marques sont peu valorisées (moins de 0,90 €/l). Aux dires des observateurs, certaines d'entre elles sont amenées à disparaître.

Les acteurs nationaux entendent réellement monter en gamme sur le demi-écrémé, comme l'illustre le lancement fin 2017 de l'Appel des prés de Lactalis (lire Réussir lait xxxxxx). "Nous avons des objectifs très ambitieux", confie Etienne Verdier. Une campagne de communication est prévue cet été. De son côté, Candia vient de lancer Les Laitiers responsables (lire Réussir lait xxxx).

Graphique

Titre du Graphique : De multiples segments dans le lait longue conservation

Commentaire du graphique : Le marché total du lait de consommation (ventes en grande distribution) représente 2 milliards de litres et 1,88 milliards d'euros (cumul annuel mobile au 1er trimestre 2018). Le lait longue conservation (LLC) pèse 96% de ce marché en volume et 95% en valeur. Voici l'évolution de ces différents segments sur un an.

La balance commerciale s'améliore

En 2017, les laiteries françaises ont conditionné 3,4 milliards de litres de lait (-2,6% par rapport à 2016). Les Français ont acheté 3,15 milliards de litres de lait de consommation, dont 2,4 milliards en grande distribution.

La France a exporté 343 millions de litres de lait conditionné (légère baisse) vers l'Italie, l'Espagne et la Chine. Les importations ont continué de fortement diminuer (-27%), grâce à la démarche "Lait collecté et conditionné en France" et à l'intérêt des consommateurs pour l'origine France et les laits locaux. L'excédent commercial s'améliore encore par rapport à 2016 (+18,7%) et atteint +123 millions d'euros en 2017.

Les plus lus

<em class="placeholder">Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin</em>
Stress thermique : « Notre production laitière ne baisse quasiment plus en été grâce au douchage », dans le Bas-Rhin

Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin, installé en traite en traite robotisée, a mis en place un dispositif de douchage…

<em class="placeholder">Alexandre Ramel dans l&#039;une des  parcelles de maïs ressemée fin mai suite à des attaques de géomyze.</em>
Attaques de géomyze : « Nous avons dû ressemer 50 hectares de maïs », en Mayenne

Le Gaec Fénérie Bourigné, à La Bigottière en Mayenne, a été confronté ce printemps à des attaques sévères de géomyze, une…

<em class="placeholder">Adrien Jaouen et Nicolas Diverres, éleveurs de vaches laitières dans le Finistère</em>
« Un robot de traite, mais avec du pâturage, pour concilier temps libre et revenu dans notre exploitation laitière du Finistère »

Le Gaec de Kergouézan, dans le Finistère, mise sur un système productif aux coûts maîtrisés grâce à la qualité de ses…

<em class="placeholder">Gaëtan Palaric, éleveur dans les Côtes-d&#039;Armor devant son robot d&#039;alimentation Aura</em>
« Avec notre robot d’alimentation, nourrir 300 animaux se résume à 30 minutes de surveillance pour 9 rations différentes » dans les Côtes-d’Armor

Dans les Côtes-d’Armor, le Gaec Boscher Palaric fait partie des tout premiers élevages équipés du robot d’alimentation Kuhn…

<em class="placeholder">collecte de lait sur une ferme</em>
Début mai, la collecte de lait française confirme sa baisse par rapport à 2025
En France, la collecte de lait de vache en mars a atteint son plus haut niveau depuis cinq ans. Mais en avril et début mai, la…
<em class="placeholder">Benoît Aubry, éleveur en Mayenne</em>
« Avant d'installer le robot de traite, le diagnostic électro-géobiologique a été notre priorité », en Mayenne

 Benoît Aubry, éleveur en Mayenne, a effectué quelques aménagements en amont de son projet robot de traite  pour…

Publicité
Titre
VENTE FLASH
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[VENTE FLASH] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière