Aller au contenu principal

Les index génomiques gagnent en précision

Une nouvelle méthodologie de calcul pour les races laitières a été adoptée en avril avec à la clé des index plus fiables mais aussi des variations, parfois fortes, chez les jeunes taureaux.

Le CD moyen de l’index production laitière des jeunes veaux passe de 56 à 66 en Normande, de 64 à 71 en Holstein et de 58 à 68 en Montbéliarde.
Le CD moyen de l’index production laitière des jeunes veaux passe de 56 à 66 en Normande, de 64 à 71 en Holstein et de 58 à 68 en Montbéliarde.
© F. Mechekour

« L’utilisation d’un nouveau modèle d’indexation combiné à l’augmentation des populations de référence en races Holstein, Normande, Montbéliarde et Brune ainsi que la prise en compte des performances individuelles des femelles permettront d’avoir des index plus fiables et plus précis », ont annoncé dans un communiqué commun Allice, l’Inra et l’Institut de l’élevage. La nouveauté concerne notamment le choix de combiner la méthode française avec « celle majoritairement en cours dans les autres pays utilisant la sélection génomique (Allemagne, Pays-Bas, Canada, USA…) ». Par ailleurs, la taille de la population de référence, c'est-à-dire l’ensemble des animaux à la fois génotypés et avec performances qui servent de base aux calculs des index génomiques, « s’accroît fortement dans toutes les races ». Elle inclut en effet maintenant en Normande et Montbéliarde « toutes les femelles génotypées et disposant de performances ». Les races Holstein et Brune bénéficient « d’un apport massif et continu de taureaux étrangers (consortium EuroGenomics et programme Intergenomics respectivement) ».

Un gain moyen de fiabilité compris entre 8 et 11 points

Au final, le gain moyen de CD (fiabilité de l'index) est de 8 points à 11 points selon la race. Ils restent toutefois inférieurs à ceux des taureaux confirmés sur descendance : CD de 71 contre 94 pour l’index lait des taureaux Holstein nés depuis 2006 et ayant plus de 100 filles. Ce gain de précision s’accompagne d’une variation parfois forte des index de certains jeunes taureaux sans filles (générations des « G », « H » et « I ») sur lesquelles nous reviendrons le mois prochain. « Elle serait survenue à l’arrivée de leurs filles », précise Stéphane Barbier, d’Allice.

Des reclassements mêmes entre pleins-frères

Notez d’ores et déjà que des écarts de classement amplifiés sont constatés entre pleins-frères ou pleines-sœurs, en raison d’une baisse du poids du pedigree dans leurs index. En effet, dans l’ancien modèle, « deux pleins-frères (sans performance) avaient une composante commune liée à leur ascendance (index polygéniques des parents) qui pesait pour environ 50 % dans leurs index », explique Stéphane Barbier. « Maintenant, la méthode prend en compte uniquement les marqueurs génétiques. Et les reclassements entre pleins-frères sont liés au fait qu’ils n’ont pas reçu les mêmes gènes de leurs parents. » Les femelles sont aussi concernées par la refonte de la méthodologie. Les résultats d’indexation des femelles évolueront désormais tout au long de leur carrière avec la prise en compte de leurs performances.

Les plus lus

<em class="placeholder">Camille Lefeuvre</em>
Recruter un salarié agricole : « Je ne veux pas d’un exécutant, je veux un collègue de travail », en Ille-et-Vilaine

Au Gaec du Guesneau en Ille-et-Vilaine, Camille Lefeuvre a choisi de faire appel à des salariées pour l’aider dans le travail…

<em class="placeholder">Jean-Yves Guémin, éleveur laitier</em>
« J’ai fait tout mon travail d’astreinte en deux heures et demie », sur mon élevage laitier bio en Ille-et-Vilaine

En Ille-et-Vilaine, Jean-Yves Guémin a grandement simplifié son système d’exploitation pour alléger sa charge de travail. En…

<em class="placeholder">Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn, sur son escalier fait maison</em>
Astuce d'éleveur : Une passerelle surélevée pour incorporer de l’eau dans la mélangeuse

Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn, a bricolé un escalier et sa plateforme avec une arrivée d’eau pour pouvoir apporter, en…

Nicolas et Christelle Braux dans la stabulation devant des vaches simmental
Eleveur lâché par Lactalis : « J’étais prêt à arrêter le lait », en Haute-Marne

Fin 2024, Lactalis a décidé de dénoncer le contrat de 290 éleveurs laitiers. Pour Nicolas Braux, aussi naisseur-engraisseur en…

<em class="placeholder">Le banque de travail agricole de Saint-Clément, dans le Maine-
et-Loire</em>
« Nous ensilons 250 ha de fourrage en 10 jours sur notre commune grâce à la banque de travail agricole », dans le Maine-et-Loire

​​​​​Vincent Tessier, éleveur à Saint-Clément dans le Maine-et-Loire, réalise tous ses chantiers d’ensilage d’herbe et de maïs…

<em class="placeholder">Bastien Charré à droite avec les deux salariés du Gaec, Baptiste (nom ?) et Charline Bonnevin</em>
« Avec mes salariés agricoles, nous cultivons une relation gagnant-gagnant », en Charente-Maritime

Le Gaec Le Grand Pré en Charente Maritime a basculé d’une ferme familiale à un fonctionnement patron-salariés : Bastien…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière