Aller au contenu principal

Enquête de l´Institut de l´élevage
Les grands troupeaux ont choisi l´intensification

Voici le résultat d´une vaste enquête menée par l´Institut de l´élevage afin de mieux cerner le fonctionnement et les performances techniques des grandes structures laitières.


Comment fonctionnent les grands troupeaux ? Telle est la question sur laquelle l´Institut de l´élevage s´est penché à travers une enquête auprès de 94 élevages répartis dans les principaux bassins laitiers. Ces derniers ont été retenus parmi les 154 élevages adhérents au Contrôle laitier disposant de 110 à 150 vaches laitières sur trois années successives (2001 à 2003).
 Les performances laitières de ces élevages sont assez élevées. La production moyenne par vache tourne autour de 7700 kg, avec des niveaux variant de 4100 à 10 300 kg selon les races. Un tiers des exploitations disposent d´une référence supérieure à 900 000 litres. La moyenne de la SAU s´élève à 279 hectares, dont 167 hectares de SFP.
L´atelier laitier reste dominant dans 40 % des exploitations, mais les deux tiers des structures présentent un atelier complémentaire, notamment celles situées en zone de plaine. Par ailleurs, ces élevages se caractérisent par un collectif de travail important : cinq personnes interviennent en moyenne dans ces exploitations. Il s´agit principalement d´associés (74 %), le complément étant assuré par des salariés et bénévoles. Dans deux tiers des élevages, les associés prennent au moins deux semaines de congés par an.

 La logique d´intensification apparaît dominante. Quelle que soit la période de l´année, l´utilisation du maïs ensilage dans la ration des laitières est comprise entre 40 et 60 %. Dans plus de la moitié des élevages, la part du maïs dans le système se montre supérieure à 30 %. Le pâturage est présent dans les trois quarts des exploitations, avec une moyenne de 26 ares par vache. L´herbe pâturée compose jusqu´à 40 % de la ration de base au printemps. Au niveau des concentrés, les quantités moyennes se situent à 1,5 tonne par an et par vache, la moitié des élevages distribuant entre 1,5 et 2,2 tonnes.
 La recherche de simplification du travail concerne, entre autres, le volet alimentation. La ration complète est présente dans la moitié des élevages enquêtés. L´autre moitié des troupeaux reçoit une ration semi-complète avec une complémentation au DAC dans deux tiers des cas. Aucune conduite de troupeau par lot n´a été observée. Pour les veaux, l´utilisation du DAL apparaît plus fréquente que ce que l´on observe habituellement. C´est le mode d´allaitement le plus fréquemment utilisé (30 %) après le seau (61 %). Dans la majorité des cas (47 %) du lait entier est distribué ; la poudre seule concerne un quart des élevages. L´élevage des génisses se caractérise par un logement sur un site différent de celui des vaches laitières.
La recherche d´automatisation est également présente dans les bâtiments. Les deux tiers des élevages possèdent des logettes. Le paillage est mécanisé (pailleuse, dérouleuse) ou mis en oeuvre grâce à un couloir de paillage en logettes. Le raclage automatique ou par hydrocurage est présent sur une forte proportion d´exploitations. Quinze élevages sont par ailleurs équipés de caillebottis. Côté salles de traite, 43 % sont équipées en TPA (traite par l´arrière) et 40 % le sont en épi. Le reste des installations se partage en blocs traite tandem, manège, robot, et une en stalle entravée. La dépose automatique des faisceaux trayeurs est quasi-systématique, et les compteurs à lait sont présents dans 40 % des cas. Près de la moitié des élevages disposant d´une aire d´attente ont installé une barrière poussante.
 L´hygiène de traite se montre renforcée par rapport aux pratiques rencontrées le plus souvent sur de plus petites structures, notamment au niveau de la préparation des trayons avant branchement, de l´élimination des premiers jets et du rinçage du faisceau trayeur. Enfin, si les résultats en termes de qualité du lait sont très satisfaisants, la prévalence des mammites cliniques apparaît forte. C´est l´un des points noirs sur ces grands troupeaux.
La moitié des bâtiments des grands troupeaux offrent encore des possibilités d´agrandissement. ©S. Roupnel

Chiffres clés
 Nombre de vaches : 124 +/- 24.
 Production : 7760 kg (4100 à 10 300 kg).
 Quota : 826 000 l (376 000 à 1 650 000 l).
 SAU : 294 +/- 133 ha.
 Nombre d´UTH : 5.
 Statut : 87 % de Gaec.

Les plus lus

<em class="placeholder">vache couchée dans logette au Gaec de Veline (Meuse)</em>
Quatre leviers pour améliorer la longévité de vos laitères en limitant les réformes subies

Une vache n'est rentable qu'à partir de sa troisième lactation. Pour y parvenir, il est nécessaire de réduire le nombre de…

Mathis Pétron
Mathis Pétron, salarié en élevage laitier dans l'Orne : « J'ai envie de faire des tâches intéressantes, pas juste de nettoyer des logettes »

Mathis Pétron est salarié depuis un an et demi à l'EARL Toutain JM, un élevage laitier de l'Orne. Il apprécie les…

<em class="placeholder">« Pour bâtir notre système, nous avons beaucoup investi. Cela a été un sacrifice mais la moitié des emprunts s’arrêtent dans trois ans », confient Pascale et Pascal ...</em>
« Nous ne produisons pas plus de lait que ce que notre surface en herbe peut donner », dans les Ardennes

À l’EARL des Quatre Pâquis, dans les Ardennes, Pascal et Pascale Colson misent tout sur l’herbe, que ce soit pour l’…

<em class="placeholder">troupeau de vaches laitières à la traite </em>
Une collecte de lait de vache et un prix du lait au sommet en 2025, avant un retournement en 2026

En France, l’année 2025 a été marquée par une collecte et un prix du lait en hausse comparé à 2024. Décembre amorçait un repli…

<em class="placeholder">silo d&#039;ensilage de ray-grass d&#039;italie</em>
Ensilage d'herbe : l’intérêt économique du recours à un conservateur se calcule
Arvalis met en perspective les coûts des conservateurs par rapport aux gains potentiels qu’ils peuvent offrir sur la base des…
<em class="placeholder">Jérémy Moy devant la table d&#039;alimentation de la stabulation</em>
« +104 €/1 000 l de marge brute tout en maîtrisant l’empreinte carbone de l’exploitation laitière », en Loire-Atlantique

Au Gaec Le Pré des chênes en Loire-Atlantique, l’empreinte carbone de l’atelier lait a diminué de 9 % en dix ans.…

Publicité
Titre
OFFRE SPÉCIAL PRINTEMPS
Body
A partir de 86,40€/an​
Liste à puce
Profitez de notre offre Printemps: -20% jusqu'au 05 avril 2026! Code Promo : OFFRE_PRINTEMPS_2026
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière