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Gestion de l´exploitation
Les éleveurs ont du mal à faire confiance aux salariés


Pour les éleveurs, le premier frein est « la réticence à déléguer et la difficulté à faire confiance », indiquent les résultats d´enquêtes conduites par l´Institut de l´élevage. Vient ensuite la difficulté à trouver et fidéliser un « bon » salarié. Un adjectif qui sous entend quelqu´un ayant des compétences techniques, qui soit autonome, motivé, disponible. « Le stress de penser à tout, d´organiser son départ » est également évoqué. Le coût ne semble pas constituer un frein majeur.
Manque d´attractivité pour les salariés
Côté salariés, le manque d´attractivité du métier de salarié agricole ne les pousse pas à envisager le salariat dans la durée. « La majorité des salariés rencontrés s´estiment en transit vers l´installation. »
Le manque de considération, le cantonnement dans des tâches pénibles et subalternes, le peu d´autonomie accordée, des relations difficiles avec l´employeur, une rémunération faible et peu évolutive. sont des aspects négatifs cités par les salariés. Les postes fixes en exploitation sont les plus susceptibles d´attirer les salariés. A contrario, les postes en groupement d´employeurs attirent peu. Et le remplacement est envisagé comme une situation d´attente. « Les jeunes en attente d´installation, majoritaires dans ces services, considèrent que c´est un très bon moyen d´acquérir de l´expérience et de se constituer un réseau de connaissances. »

L´Institut de l´élevage considère que ces freins pourront être levés grâce à des conditions d´emploi améliorées et garanties dans un cadre collectif. Et par des actions de communication et de conseil pour les éleveurs. Par exemple, l´Institut a élaboré un diagnostic de « remplaçabilité », qui porte sur la possibilité pour l´éleveur d´organiser un remplacement dans de bonnes conditions.
Issu de la présentation de Brigitte Frappat, Institut de l´élevage, aux 3R.

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