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Élevage des génisses
Les éleveurs manquent d´objectifs

Des marges de progrès subsistent encore dans l´alimentation des veaux et génisses. Tel est le constat qui ressort d´une récente enquête du Contrôle laitier du Maine-et-Loire.


D´après une récente enquête menée par le Contrôle laitier du Maine-et-Loire auprès de 331 adhérents, un éleveur sur quatre avoue porter moins d´attention à la conduite de l´atelier génisses qu´à celui des vaches laitières. Pis, plus du tiers des élevages (35 %) affirme ne pas avoir d´objectif d´âge au vêlage clairement définis à la naissance de leurs génisses. Résultat : « dans ces élevages, seulement 45 % des veaux sont sevrés entre deux et trois mois, note François Battais, technicien en charge de l´enquête. Contre 65 % chez les éleveurs se fixant des repères précis d´âge au vêlage. »
L´enquête révèle aussi des marges de progrès possibles concernant les pratiques alimentaires, notamment lors de la phase lactée. Seulement 35 % des éleveurs distribuent le colostrum dans les deux heures qui suivent la naissance. Une pratique pourtant vivement recommandée pour renforcer les défenses immunitaires du veau. « Avec une distribution précoce du colostrum, 25 % des élevages connaissent des problèmes de diarrhées, poursuit François Battais. Ce taux passe à 35 % lorsque la première distribution a lieu après les deux heures suivant le vêlage. »
Autre point à améliorer : la tenue à jour de plans lactés pour les veaux. En effet, sur le terrain, moins d´un éleveur sur cinq dispose d´un planning d´allaitement. Chez les éleveurs utilisant un planning, 81 % des sevrages se réalisent entre deux et trois mois, contre 53 % chez ceux qui n´en ont pas. Près de 80 % des élevages interrogés utilisent du lait entier.
D´après l´enquête réalisée, un tiers des élevages ne disposent pas de plans lactés pour les veaux. ©F. Mechekour

Des plans lactés dans 20 % des élevages
Sur la phase 0-6 mois, le foin reste de loin l´aliment le plus couramment utilisé pour les génisses. Après six mois, 47 % des élevages utilisent de l´ensilage de maïs dans la ration. « La notion de rationnement apparaît mal maîtrisée par une majorité d´éleveurs, note le technicien. Au-delà d´une à deux heures de consommation d´ensilage de maïs à l´auge, les autres concentrés (type céréales, mash, etc.) ne se justifient pas. » Enfin, dans plus d´un élevage sur deux (56 %), la mise à l´herbe intervient dès la première année de vie de l´animal.
D´après l´enquête réalisée, un tiers des élevages ne disposent pas de plans lactés pour les veaux.

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