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Enquête du réseau EDF
Les éleveurs européens divisés sur l´avenir des quotas

Comment les éleveurs européens voient-ils l´avenir de la production laitière du vieux continent ? Quelques éléments de réponse ressortent d´une récente enquête du réseau européen EDF.


Le réseau European Dairy Farmers (EDF) est une association apolitique de producteurs laitiers européens tournés vers l´avenir. A l´occasion de son congrès annuel, une enquête a été réalisée auprès de 266 éleveurs adhérents pour mieux capter leurs stratégies dans les prochaines années. « Si les résultats issus de cette enquête ne sont pas représentatifs de moyennes de pays, ils mettent néanmoins en lumière des éléments intéressants quant à l´avenir de la production laitière européenne », indique Gaïd Peton du BTPL(1). A noter aussi que le Danemark ne figure pas dans cette enquête.
Premier constat : en moyen-ne, les fermes du réseau projettent de passer d´une augmentation de la production de 3,6 % par an à 6,2 % dans le futur.

Tous pays confondus, les producteurs identifient la baisse du prix du lait et des aides directes comme les facteurs de risque les plus sérieux à l´avenir. Selon les pays sont également perçus des risques particuliers liés à une situation géographique particulière (Suède, Irlande, Grande-Bretagne), à la santé animale et aux risques épidémiologiques (Suisse, Espagne, Italie) et à la compétition pour l´utilisation des terres (Allemagne et Belgique). L´arrêt de la production laitière au profit d´une activité plus rentable intéresse avant tout les Polonais et les Britanniques, tandis que les Suédois, les Français et les Belges restent fortement attachés à la production laitière.

Le temps de travail limitant dans tous les pays
Autre différence frappante : près de 20 % des éleveurs enquêtés ont vendu leur lait à différents acheteurs dans les cinq dernières années. Il n´y a qu´en France et en Belgique qu´aucun participant n´a changé de partenaire commercial.
« Selon les pays, les relations entre les producteurs et les transformateurs sont organisées de façon très différente, note le BTPL. Dans la plupart des pays consultés, les exploitations les plus grandes obtiennent de meilleurs prix de vente ou de meilleures conditions que les exploitations plus petites. Alors qu´en France, Irlande et Italie, ce n´est pas le cas. »
Dans de nombreux élevages, le temps de travail apparaît le facteur le plus limitant, le plus tendu. « Le temps libre ressort comme le point le plus négatif devant le revenu. »

Enfin, quand on demande aux producteurs s´ils souhaitent une abolition des quotas laitiers au sein de l´Union européenne, les avis se montrent très partagés. Un tiers des participants interrogés demandent un changement politique rapide pour abolir le système des quotas, un tiers souhaite un maintien définitif et le dernier tiers n´a pas d´avis tranché.
Cela dit, pays par pays, l´attitude des éleveurs est très différente : parmi les pays les plus favorables à l´abolition des quotas, l´Allemagne, l´Irlande, la Pologne et les Pays-Bas. L´Italie, la Suède et l´Espagne figurent, quant à elles, parmi ceux qui s´y opposent le plus.

(1) Bureau technique de promotion laitière.

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