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Les coopératives de collecte ont trouvé leur chemin

Prévision de la collecte, contractualisation du lait, prétransformation : les deux principales coopératives de collecte qui subsistent en France sont engagées sur des voies assez identiques.

Comment les deux coopératives de collecte du Nord-Est de la France vivent-elles la crise actuelle ? « Comme tout le monde », affirme Emmanuel Leroy, directeur de l’ULM (Union laitière de la Meuse). « Nous avons trouvé de nouveaux clients grâce à notre activité de fractionnement-concentration et nos clients historiques sont demandeurs d’un peu plus de lait », poursuit le directeur. La prétransformation est assurée par Valorlait, filiale de l’ULM et des fromageries de l’Ermitage, qui peut traiter jusqu’à 150 millions de litres. La coopérative (375 millions de litres de collecte) a ainsi pu gérer une augmentation de sa collecte de 15 % en trois ans. Au 1er janvier prochain, la coopérative laitière de Bourgogne (17 millions de litres) devrait fusionner avec l’ULM. Quant à Laitnaa (230 millions de litres), elle a intégré la coopérative de Fléville (Ardennes - 82 millions de litres). Elle a maintenu ses volumes avec ses clients historiques et, en 2015, elle s’est rapprochée de l’ULM pour faire prétransformer 15 millions de litres par Valorlait. « Ce volume peut aller en augmentant », affirme Jacques Quaybeur, président de Laitnaa.

« Optimiser l’approvisionnement de nos clients »

Des stratégies assez similaires, qui visent à contractualiser la totalité du lait et à accéder à de nouveaux marchés par la prétransformation. Toutes deux ont mis en place aussi un système de prévision de la collecte pour mieux anticiper les débouchés. Une stratégie qui fonctionne plutôt bien : en 2015, l’ULM et Laitnaa ont expédié peu de volumes sur le marché spot et payé le lait (prix 38-32 TPC-TQC), respectivement, 314 et 326 euros pour mille litres. Leurs dirigeants estiment que les coopératives de collecte ont toute leur place sur leur territoire. « Dans un contexte de volatilité, une coopérative de collecte n’a de sens aujourd’hui que si elle est capable d’apporter un service en termes d’optimisation de l’approvisionnement de ses clients », affirme de son côté Jacques Quaybeur. Deux visions proches mais chacune chez soi.

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