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Les conditions de la rentabilité en méthanisation

Les retours d’expérience montrent des rentabilités variables et souvent inférieures au prévisionnel. L’injection semble plus prometteuse que la cogénération.

L’intérêt de la méthanisation à la ferme n’est plus à démontrer, que ce soit pour l’élevage (gestion des effluents optimisée, diversification) ou pour la société (production d’énergie renouvelable, réduction des émissions de gaz à effet de serre, désodorisation des effluents). Les ministères de l’Agriculture et de l’Écologie ONT ((avaient)) affiché un objectif ambitieux de 1 000 méthaniseurs à horizon 2020. Mais l’arrêté sur le tarif de l’électricité concernant les nouvelles unités de méthanisation n’était toujours pas paru au jour où nous bouclons ce dossier (17 juin). Et le décret qui encadrera l’incorporation de cultures énergétiques était encore en consultation publique. On se dirigerait vers un encadrement de 15 % maximum de cultures énergétiques dans les matières entrant dans le digesteur. Par contre, la loi autorise les Cive (Cultures intermédiaires à vocation énergétique) et les résidus de cultures.

En attendant la sortie officielle des textes, les organismes financiers ne veulent pas prendre de risque et les projets sont bloqués. C’est toute une filière qui est à l’arrêt… mais prête à rebondir. Car des projets, il y en a beaucoup, de toutes les tailles, de tous les styles : voie liquide ou sèche, en individuel ou en collectif, en cogénération ou en injection, avec des déchets extérieurs ou en autonomie…

Pourtant, la rentabilité ne semblait pas évidente avant la sortie le 30 octobre 2015 de tarifs revalorisés pour les installations existantes. Le cabinet E-Cube consultant pointait fin 2015 qu’un projet sur trois a été déclaré bloqué au cours de l’année 2015. Pour des raisons de manque de rentabilité, et donc des difficultés pour financer le projet. Et pour des problèmes d’acceptabilité sociale, avec des recours bloquant provisoirement les projets.

Dans ce dossier, nous présentons les principales conclusions des retours d’expériences des agriculteurs de l’Association des agriculteurs méthaniseurs de France (AAMF), et celles de l’étude de E-Cube. Nous présentons trois unités de méthanisation en fonctionnement depuis plus d’un an. Une petite méthanisation, qui intéresse beaucoup d’éleveurs voulant rester autonomes. Une méthanisation en collectif à huit éleveurs. Et une unité avec injection de biométhane dans le réseau gaz de ville. Ce modèle semble prometteur, et davantage poussé par les pouvoirs publics et GRDF.

Quand le politique bloque

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