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Lait : Actualité agricole et agroalimentaire de la filière lait dédiée aux agriculteurs, éleveurs de vaches laitières.

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Les atouts de la séparation de phases

Séparer la phase solide et la phase liquide du lisier permet de réduire les besoins de stockage et facilite l’épandage. Une technique qui, avec l’agrandissement des troupeaux et l’évolution de la réglementation, mérite qu’on s’y intéresse.

© C.Pruilh

Bien connu des élevages hors sol, la séparation de phases des lisiers et des digestats issus de la méthanisation commence à percer dans les élevages bovins lait. Après un essor dans les élevages bovins lait d’Europe du Nord, la séparation de phases gagne la France. Les constructeurs étoffent leur offre, avec des nouveautés depuis un an.

Le développement des systèmes lisier et lisier pailleux est un élément d’explication. Le deuxième est l’évolution de la réglementation (directive Nitrates, installations classées…) qui réduit les possibilités d’épandage des lisiers, et augmente les besoins de capacités de stockage des lisiers et des fumiers, notamment des fumiers mous. La concentration de l’élevage dans certaines régions, alors que d’autres régions se spécialisent dans les cultures, confirme l’intérêt de séparer les phases, pour pouvoir exporter la phase solide. Celle-ci est désodorisée, pouvant faciliter les relations avec le voisinage.

Les matériels ont été développés initialement pour les élevages de porcs. Le lisier de bovin contient de la litière. Il est plus riche en matière sèche qu’un lisier de porc. La difficulté est la présence de paille, ou de brins de foin tombés dans le lisier, qui peuvent enrayer les machines.

Des éleveurs ont connu des déconvenues : bourrage, grilles qui se fendent sous la pression… Depuis, les modèles évoluent, mais il faut malgré tout être particulièrement vigilant quant à la préparation du lisier en amont du séparateur, et à l’entretien du matériel.

Le gros frein est le coût de la séparation de phases. Il inclut le coût du séparateur, mais aussi les aménagements des ouvrages de stockage, les tuyaux et pompes, sans oublier son coût de fonctionnement (consommations électriques) et de maintenance. Pour 100 à 150 vaches, on peut monter à 60 000 euros d’investissement.

L’avenir de la séparation de phases en élevage bovin passera peut-être par le collectif. Un séparateur de phase mobile en Cuma qui tourne sur plusieurs dizaines d’élevages, ça existe déjà en France !

L’objectif de ce dossier est de vous apporter un bon aperçu des possibilités qu’offrent les différents systèmes de séparation de phases.

SOMMAIRE du dossier

Page 30 : De multiples raisons de gérer deux phases - Agronomie, réglementation...

Page 32 : Tamis vibrant, vis, rouleaux : Trois systèmes pour des utilisations différentes

Page 38 : "Les réglages influencent fortement la teneur en matière sèche" - À la ferme expérimentale de Trévarez

Page 40 : Un séparateur mobile pour trente utilisateurs - À la Cuma du Beaufortain

Page 44 : «Avec nos rouleaux, nous gérons mieux les effluents» - Au Gaec de la Brandonnière

Page 47 : "Le tamis vibrant est adapté à nos besoins actuels" - Au Gaec des Moulins de Kerollet

Page 48 : "Nous séchons notre phase solide de digestat" - A la SARL Eurek'Alias

Page 48 : "La phase liquide séchée enrichit la phase solide" - A la SAS Clottes Biogaz

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