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Les appellations d’origine misent sur la recherche et la capitalisation des expériences

Maintenir les savoir-faire spécifiques, optimiser les systèmes fourragers, et assurer la durabilité des filières sont les trois priorités des AOP en matière de recherche. Ces orientations majeures ont été rappelées lors du Congrès de la Cnaol.

© Cnaol

L’ambition des AOP laitières sur la recherche est forte. Elles en ont même fait le thème principal du congrès Cnaol (Conseil national des appellations d’origine laitières) qui se tenait à Evian, en Haute-Savoie, fin septembre. « Nos filières doivent s’impliquer au côté des chercheurs et capitaliser les expériences si elles veulent préserver une bonne performance économique, sociale et environnementale », a affirmé en substance le président du Cnaol Dominique Chambon.



Le lait cru, vecteur essentiel du lien au terroir


Un premier cycle d’engagement collectif a démarré il y a cinq ans avec la création du RMT (Réseau mixte technologique) « fromages de terroir ». Ce lieu d’échange a permis de créer des synergies, de mutualiser les moyens et de trouver des financements. « Les actions conduites grâce au RMT ont montré l’importance d’une mobilisation collective de la recherche, des instituts techniques, des structures de développement et des filières AOP. » En témoignent par exemple celles menées avec l’ODG abondance, reconnue « filière de terrain », sur les pratiques des producteurs et la flore des laits, sur les composés d’intérêt nutritionnel des fromages, ou la construction d’une grille d’évaluation de développement durable de la filière. Les résultats sont valorisables par la filière abondance mais aussi par l’ensemble des filières.
Un nouveau projet de RMT est en cours d’agrément pour la période 2014-2018. Ses priorités ont été définies par la commission recherche et développement, nouvellement créée au sein du Cnaol pour renforcer le lien avec les filières. La première, essentielle, est de maintenir les savoir-faire spécifiques par des travaux sur la valorisation de la flore naturelle du lait cru. La deuxième est d’optimiser les systèmes fourragers et l’autonomie alimentaire des exploitations et des zones AOP en travaillant notamment sur le pâturage, les prairies et la complémentarité entre exploitations. La troisième priorité est d’assurer la durabilité des filières. Il s’agit d’étudier la viabilité des systèmes d’exploitation, l’impact global des filières par rapport aux attentes de la société, mais aussi le stockage carbone en prairies.

Les aop laitières

• 22 % des éleveurs de VL
• 10 % de la collecte de lait de vaches
• 28 fromages AOP lait de vaches, 3 beurres et 2 crèmes
• Tous laits : 75 % des volumes au lait cru, 25 % du CA secteur fromage et 58 000 emplois directs

Chiffres 2012

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