Aller au contenu principal

Les AOP bas-normandes se fédèrent en association d’OP

Camembert, Pont-l’Evêque et Livarot. L’Union des producteurs adopte une organisation à deux étages, avec des OP par laiterie, réunies en association d’OP.

La négociation et la gestion d’une prime AOP commune est une des missions de l’association d’ AOP.
La négociation et la gestion d’une prime AOP commune est une des missions de l’association d’ AOP.
© A. Conté

Trois organisations de producteurs viennent d’être agréées(1) au sein de la filière des AOP bas-normandes : l’« OP des producteurs Lactalis AOP de Normandie », l’« OP des producteurs AOP Gillot » et l’« OP des producteurs AOP Graindorge ». La prochaine étape, c’est que ces OP se fédèrent en association d’OP, habilitée à négocier un contrat pour ses membres. Tel est le souhait de l’Union des producteurs, qui vient de voter, le 18 juin dernier en assemblée générale extraordinaire, une évolution de ses statuts en vue de demander sa reconnaissance en association d’OP. « L’intérêt de ce cadre est de permettre aux producteurs de se doter collectivement d’outils d’analyse de la production de lait AOP en centralisant », développe l’Union des organisations de producteurs de lait pour les AOP bas-normandes.
Parmi les trois prérogatives qui reviendront à la future association d’OP, la première portera sur la négociation et la gestion d’une prime AOP commune dans un souci d’équité entre les producteurs (709) et de concurrence loyale entre les entreprises. L’Union défend auprès des fromagers une prime AOP qui devra atteindre 50 €1 000 l d’ici 2017. « Globalement, les éleveurs(2) touchent aujourd’hui en moyenne 25 €/1 000 l, mais avec des critères d’obtention qui varient d’une laiterie à l’autre. »
Grâce à cette organisation collective, l’association d’OP pourra également centraliser les données relatives aux volumes et à la qualité du lait AOP, aujourd’hui éclatées au sein de la filière. Cette mutualisation est une condition sine qua none pour être en mesure demain « de mettre en adéquation la production de lait et de fromages AOP avec les besoins du marché, dans un objectif de maintien du prix du lait et des fromages ».


L’interdiction des OGM dès avril 2014 est sur les rails


Par ailleurs, « on ne peut espérer une valorisation forte sans un cahier des charges fort, a martelé Benoît Duval, président de l’Union des producteurs. Aujourd’hui, les OGM sont une vraie verrue en termes de communication. Il nous faut progresser vers une vraie démarcation de la filière. » Pour renforcer la notoriété des fromages AOP, l’Union est prête à interdire les OGM dès le 1er avril 2014. Les éleveurs s’attendent à un surcoût du prix de l’aliment de 10 €/1 000 l maximum (pour les régimes à dominante maïs en période hivernale). Les transformateurs restent pour l’heure assez réservés sur cette proposition, craignant que tous les producteurs ne jouent pas le jeu. Certains s’inquiètent aussi de l’incidence d’une telle interdiction sur les ventes de camemberts non AOP n’excluant pas les OGM… Les négociations avec les fromagers, en cours depuis le printemps, vont se poursuivre cet été.


(1) Projet fin 2013 d’une OP des producteurs de la laiterie Réaux ; une OP transversale regroupant les producteurs des laiteries Fromagers de Tradition et Val de Sienne, ainsi que les producteurs AOP fermiers est en cours.
(2) Sauf la coopérative d’Isigny-Sainte-Mère dont le système de complément de prix est mutualisé pour tous ses adhérents AOP et non-AOP.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Dans le Cantal, une récolte de seigle forestier dans une vieille prairies de dactyle. © V. Vigier
Dans le Cantal, 1 400 hectares de méteil semé dans des prairies vivantes
Le sursemis de méteil permet de régénérer des prairies dégradées sans les retourner. Retour d'expérience.
Olivier Thibault. « J’ai fait le choix du maïs grain humide pour limiter aussi la dépendance au concentré énergétique. » © E. Bignon
Prix du soja : « Je limite l’achat de correcteur en complémentant les vaches en acides aminés »
L’EARL de la Grandinière, en Mayenne, n’a pas attendu la flambée du prix des matières premières pour chercher des leviers de…
La réduction du correcteur azoté de la ration est possible grâce à un meilleur équilibre en acides aminés et la prise en compte de la vitesse de dégradabilité des sources azotées. © E. Bignon
Prix du soja : Six leviers pour réduire le correcteur azoté
Comment faire face à la flambée du prix du tourteau de soja à plus de 400 €/t ? Avant de chercher à optimiser le prix d’achat du…
Vincent Philippeau, François Giard et Alain Philippeau, les trois associés. « Nous voulons continuer à faire pâturer nos vaches tout en maintenant un bon niveau de production pour ne pas devoir investir dans un nouveau bâtiment. » © F. Mechekour
[Élevage laitier] « Notre exploitation a des atouts pour attirer des jeunes »
Au Gaec Philippeau, dans le Maine-et-Loire, le chiffre trois s’applique au nombre d’associés, d’ateliers, de semaines de congés…
Ludovic Serreau, du Gaec des Chesnaies, en Indre-et-Loire, a conçu une dérouleuse de clôture « maison » montée sur quad. © E. Bignon
Une dérouleuse de clôture « maison » montée sur quad
En Eure-et-Loir, le Gaec des Chesnaies est passé en pâturage tournant dynamique. Ludovic Serreau a conçu une astuce qui facilite…
Le coût alimentaire du système plus pâturant est inférieur de 21 €/1 000 l, surtout grâce à la maîtrise du coût de concentré. © V. Brocard
À la ferme expérimentale de Trévarez : +50 000 euros en cinq ans pour le système plus pâturant
50 000 euros de revenu en plus en cumul sur cinq ans et des bilans azote et carbone un peu plus favorables pour le système plus…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière