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Le taux de croisement viande a chuté de 33 % depuis 2005

Génisses de race montbéliarde et veau croisé au pâturage.
Génisses de race montbéliarde et veau croisé au pâturage.
© S. Leitenberger / archives

« L’agrandissement structurel des élevages couplé à une faible longévité des vaches laitières engendre un fort besoin en génisses de renouvellement et laisse donc peu de place au croisement. » Telle est l’une des principales conclusions d’une étude de l’Institut de l’élevage portant sur le croisement viande en élevage laitier présentée aux Journées 3R. Les auteurs(1) rappellent en effet qu’entre 2005 et 2012, le nombre d’élevages laitiers a diminué de 31 % alors que la production laitière nationale a progressé de 6 % sur la même période. Au final, « compte tenu de la baisse tendancielle du cheptel laitier (- 6 % entre 2005 et 2012), le nombre de naissances de veaux croisés a reculé de 39 % pour tomber à 444 000 têtes ». En 2012, le taux de croisement était supérieur en race Montbéliarde (27 %), mais avec une diversité de situations selon les régions. Venaient ensuite la Normande (13 %) puis la Prim’Holstein (9 %). La moyenne pour les trois races se situait à 13 %.


Le recul du croisement devrait s’accentuer


Plus étonnant, « l’utilisation de semences sexées (4 % des IA totales) ne s’accompagne pas d’une augmentation du taux de croisement ». Les auteurs prédisent même qu’avec la suppression des quotas, « le recul du croisement devrait s’accentuer ces prochaines années notamment chez les éleveurs souhaitant augmenter leur production ».


(1) S. Bouyssière, M.Carlier, B. Lelyon

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