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Essai à la ferme expérimentale de Derval
Le strip-till ne pénalise pas les rendements maïs

Originaire d’Amérique du nord, le strip-till est une technique de travail simplifié qui consiste à ne travailler que la bande de semis. Le strip-till présente divers avantages sur le plan agronomique en favorisant entre autre un meilleur réchauffement du sol au niveau de la bande travaillée (10 à 20 cm) tout en limitant l’érosion et les levées d’adventices grâce au résidus laissés en surface sur l’inter-rang.

Comparaison labour, strip-till seul et strip-till avec enfouissement du lisier


Testé en 2012 à la ferme expérimentale de Derval en Loire-Atlantique, la technique a permis un travail plus rapide à l’implantation du maïs ainsi qu’une consommations de fuel réduite de 50 à 70 %. Dans l’essai, le travail a été réalisé par un striger travaillant à une profondeur de 10 à 30 cm sur des limons sablo-argileux. Le précédent était un maïs ensilage et le couvert de moutarde blanche détruite par broyage.

Trois modalités ont été comparées : un labour traditionnel, un strip-till seul et un strip-till après enfouissement du lisier par un travail superficiel du sol au déchaumeur.

Le semis de maïs est intervenu le 25 mai, avec apport d’engrais starter (100 g/ha) et épandage de lisier (42 m3/ha) pour les trois modalités.

Le strip-till seul et le labour ont conduit à des rendements maïs équivalents (14 tMS/ha). « S’il ne pénalise pas le rendement dans le contexte climatique de 2012, le nonenfouissement du lisier génère des pertes par volatilisation non négligeables, signale Bruno Couilleau en charge de l’essai à la station. L’enfouissement peut engendrer des difficultés de passage du strip-tiller et réduit l’intérêt de la technique face à la réduction d’adventices. »

Le rendement pour « le strip-till avec enfouissement » s’est révélé légèrement inférieur (-0,8 tMS/ha).

La technique du strip-till reste délicate. L’organisation du chantier doit être rigoureuse et il est conseillé de réaliser un profil cultural afin d’opter pour la bonne solution (date d’intervention, choix de l’outil). La réussite de la technique s’inscrit dans une réflexion globale qui nécessite une bonne connaissance du sol et l’implantation de couverts végétaux optimisée.

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