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Le problème des aides bio met à mal les élevages

L’Auvergne-Rhône-Alpes, comme d’autres régions, a connu une vague de conversions amorcée en 2015 mais surtout visible en 2016. Ce succès se heurte à un problème qui met en difficulté les exploitations bio et en conversion. D’une part, il y a du retard dans le versement des aides — à la conversion pendant cinq ans et au maintien par la suite. "Le solde des aides à la bio 2015 n’a toujours pas été versé. Des avances de trésorerie remboursables (ATR) ont été versées en mai 2016, mais seulement aux fermes ayant déjà fait des demandes d’aides PAC les années précédentes. Et elles sont plafonnées sans prise en compte de la transparence des Gaec. Les avances reçues ne représentent que 30 à 65 % de la somme initialement annoncée, pour un grand nombre d’entre eux. Pour les aides à la bio 2016 un retard de paiement est vraisemblable", développe Corabio, organisme de coordination de la bio sur Rhône-Alpes. Pour les élevages en conversion, cela fragilise gravement leur trésorerie, déjà tendue du fait d’un prix du lait conventionnel faible, et du besoin de trésorerie pour passer cette période souvent difficile de changement de pratiques.

D’autre part, l’enveloppe budgétaire française sera insuffisante pour les aides 2015-2020 à la conversion et au maintien, pour couvrir toutes les demandes d’aides sur la période 2017-2020. "L’annonce récente du ministre d’une rallonge de 50 millions d’euros pour les aides à la bio et les Maec reste malheureusement insuffisante. Le risque d’impasse budgétaire dès 2017 reste présent", s’alarme Corabio.

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