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Lait : Actualité agricole et agroalimentaire de la filière lait dédiée aux agriculteurs, éleveurs de vaches laitières.

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Le nouveau contrat Milleret

Conforme à la loi Sapin II, ce contrat entre le transformateur de pâtes molles de Haute-Saône et l’OP Milleret entrera en vigueur en janvier 2018.

Milleret souhaite que sa collecte colle davantage à ses fabrications. Elle a un excédent structurel de lait d’environ 20 millions de litres, encore vendu sous contrat à Sodiaal pour quelques années. Côté producteurs, l’OP (1) a défendu un prix plus stable et plus conforme à la réalité de l’entreprise qui n’est pas concernée par les marchés d’exportation et de produits industriels. Après un an de négociations, les deux parties sont parvenues à un accord.
Concernant les volumes, pour chaque producteur, 95 % de la référence individuelle est payée un prix A et 5 % un prix B (valorisation beurre poudre). Lors d’une cession de contrat, le repreneur dispose d’un tiers de la référence du cédant, un autre tiers du volume part dans une réserve pour doter les jeunes installés et le dernier tiers est gelé.

Un index coût de production et pâte molle

"Le gros travail de négociation a porté sur la formule du prix du lait", pointe Xavier Jarrot, président de l’OP. La formule F1 (produits industriels et fromages à pâtes pressées d’exportation) ne pèse plus que 50 % dans l’évolution du prix. L’indexation sur le prix allemand est supprimée. L’indice Ipampa (coût de production lait de vache) entre dans la formule, ainsi qu’un indice Insee pâte molle. Le prix obtenu sera confronté à celui des autres laiteries de la région (Lactalis, Savencia, Sodiaal, Ermitage, Pâturage comtois). Enfin, le prix de base annuel ne descendra pas sous un plancher de 310 €/1 000 l et n’ira pas au-delà de 360 euros. "Il y a des primes chez Milleret, en moyenne 30 €/1 000 l. En prix payé, le plancher correspond au minimum qu’il faut pour couvrir un niveau de charges moyen avec rémunération du chef d’exploitation à 1,5 Smic", commente l’animateur de l’OP. Cet effort de l’entreprise vise à sécuriser sa collecte. "C’est une région où on peut faire des céréales. Donc la pérennité de l’élevage reste fragile." Pour 2017, le prix de base devrait être d’environ 315 €/1 000 l.

(1) 160 exploitations adhérentes, 80 % des volumes collectés, référence contractuelle de 68 millions de litres
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