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Le lait de vaches clonées ne présente pas de risques pour la santé

Un rapport américain confirme l´innocuité de la viande et du lait issus d´animaux clonés et de leur descendance.


L´autorité sanitaire américaine (FDA) a annoncé le 15 janvier que la consommation de viande et le lait issus d´animaux clonés et de leur descendance ne présentaient pas plus de risques pour la santé humaine que les produits issus d´animaux non clonés. Le rapport américain prend en compte les résultats d´études réalisées aux États-Unis et autres pays. Cette annonce a créé des remous en France car elle coïncide avec l´exacerbation du débat autour des OGM. Rappelons à toutes fins utiles que les clones n´ont strictement rien à voir avec les organismes génétiquement modifiés. Par ailleurs, cette conclusion n´est pas surprenante puisque « cette agence avait déjà conclu dans ce sens en 2003 et 2006 à l´occasion d´études préliminaires », tempère Yvan Heyman, ingénieur recherche à l´Inra.
Actuellement en France et dans l´Union européenne, le clonage, même à des fins commerciales, est possible. Par contre, la consommation de leurs produits « n´est pas autorisée ». La Commission européenne devait cependant présenter en janvier un projet de règlement sur les nouveaux aliments. Ce dernier fait notamment un premier pas en direction de la commercialisation de produits issus d´animaux clonés.

« Une étude de l´Inra confirme que le lait et la viande issus d´animaux clonés ne présentent pas plus de risques pour la santé que ceux d´animaux non clonés, » assure le chercheur Yvan Heyman. ©Inra

Une quarantaine de bovins clonés
L´Inra a anticipé en étudiant les risques qui pourraient être liés à la consommation des produits issus de clones. L´Institut de recherche a démarré dès 2002 une étude comparative portant sur une quarantaine de bovins clonés et une quarantaine de bovins non clonés (témoins). Ce travail a pour but de comparer la santé des animaux, leurs performances zootechniques (croissance, reproduction.) mais aussi leurs produits. « Nous n´avons pas mis en évidence de différences au niveau du lait et de la viande tant en termes de composition que de valeurs nutritionnelles », explique Yvan Heyman. « Les Japonais ont fait le même genre d´études et arrivent aux mêmes conclusions », précise le chercheur. « Il n´y a, a priori, pas de raisons que les propriétés soient différentes dans la mesure où les clones ne sont pas des organismes génétiquement modifiés. »
Pour Yvan Heyman, les recherches sur les clones doivent aller au-delà de l´aspect strictement sécurité alimentaire pour se pencher sur les éventuels risques génétiques (mutations.) liés à la technique et sur le volet sociologique. « Avant de décider de faire entrer les produits de clones dans la chaîne alimentaire, il faut prendre en compte tous les facteurs. C´est une question de société. »

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