Aller au contenu principal

Le Grenier coopératif de l’Albigeois mise sur le lin extrudé

Le Grenier coopératif de l’Albigeois a démarré la  production de graines de lin en 2008. Environ 800 hectares devaient être implantés pour la campagne 2014-2015.
Le Grenier coopératif de l’Albigeois a démarré la production de graines de lin en 2008. Environ 800 hectares devaient être implantés pour la campagne 2014-2015.
© Le Paysan tarnais

Le Grenier coopératif de l’Albigeois, une coopérative de collecte du Tarn, qui fabrique aussi
de l’aliment, a mis en service il y a deux ans une usine d’extrusion de graine de lin et de soja. Dans cette région où se côtoient productions végétales et exploitations d’élevage, la coopérative poursuit avec cet investissement de près d’un million d’euros un double objectif.
Pour les premières, il s’agit de diversifier l’assolement et d’allonger la rotation avec les avantages agronomiques qui en résultent ; pour les secondes, de leur fournir une matière première reconnue pour son intérêt zootechnique. L’idée est également, en valorisant la complémentarité locale des productions végétales et animales, de lisser la fluctuation des prix des produits. La production de graine de lin a démarré dès 2008. Quelque 800 hectares devaient être implantés pour la campagne 2014-2015. Sur les cinq dernières années, le rendement moyen est de 17 quintaux par hectare. « À la limite de la rentabilité, reconnaissent les dirigeants de la coopérative. Mais on raisonne rotation. »


« Au minimum cinq grammes d’oméga 3 par kilo de matière sèche »


Le Grenier coopératif de l’Albigeois fabrique moins de 2000 tonnes d’extrudé par an. Mais l’usine est en capacité de produire 8000 à 10 000 tonnes, objectif que la coopérative s’est fixé dans un horizon de quatre à cinq ans. Outre du soja, elle commercialise auprès des fabricants d’aliments, sous sa marque Inéal, une gamme d’extrudés à base de lin avec trois niveaux
d’incorporation (30 %, 50 %, 70 %). « Nous sommes les seuls à proposer du lin extrudé sous forme de croquettes à ce niveau d’incorporation », affirme Daniel Maurel, directeur. En vaches laitières, la coopérative préconise d’utiliser les aliments contenant du lin pendant les soixante premiers jours de lactation et sur des vaches à plus de 45 kg de lait. Dans ces conditions,
il est observé une augmentation de production de 15 %, assure Pierre Albouy, zootechnicien de la coopérative. « Il faut au minimum cinq grammes d’oméga 3 par kilo de matière sèche ingérée pour voir un effet. L’idéal est d’avoir six grammes », ajoute-t-il.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

« J’envisage de mettre 35 % de silphie dans la ration des génisses »
Dans les Vosges, Jean-Luc Bernard a semé 114 hectares de silphie pour « nourrir » un digesteur de méthaniseur et…
Olivier Granjard, éleveur dans le Rhône © A. Batia
 « Nous avons beaucoup moins de vaches debout dans les logettes »
Au Gaec Granjard dans le Rhône, la modification de la hauteur de la barre au garrot a eu un impact positif sur le bien-être, la…
La silphie peut atteindre 3,50 m de hauteur. Mais, pour une utilisation en fourrage, la récolte se fait avant la floraison.  © Silphie France
[Réchauffement climatique] La silphie, une plante d’avenir pour faire des stocks ?  
La silphie fait de plus en plus parler d’elle chez les méthaniseurs, mais pas seulement. Des éleveurs commencent à s’y intéresser…
Mathias et Jean-Pierre Charretier avec leur conseiller Alexandre Batia. « On a préféré investir dans des matelas et des logettes adaptées pour améliorer le confort toute l’année, plutôt que dans des ventilateurs qui ne serviraient que quelques semaines par an. » © E. Bignon
« On a amélioré le bien-être des vaches et elles nous le rendent bien »
Le Gaec Charretier, dans le Rhône a investi dans le confort de couchage et a trouvé des solutions « maison » contre le stress…
Bruno Calle, éleveur. « Le méthaniseur est alimenté avec 60 % d'effluents et 15 % de produits d'exploitation et 25 % de produits extérieurs. » © V. Bargain
Méthanisation:« Grâce aux digestats, nous avons supprimé la quasi-totalité de l’ammonitrate »
Au Gaec Moulins de Kerrolet, dans le Morbihan. Grâce à une gestion très fine des digestats, l’exploitation n’…
Pac 2020: Le montant des aides aux bovins laitiers et allaitants est fixé
Deux arrêtés du 29 septembre 2020 précisent le montant des aides aux bovins laitiers et allaitants pour la campagne 2020.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière