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Le financement participatif, coûteux mais efficace

Lendosphère est une plateforme de financement participatif pour des projets en énergie renouvelable. Elle permet de trouver du financement rapidement et les montants peuvent être importants. Cette solution permet de compléter des projets avec des emprunts bancaires conséquents ; les banques considèrent le financement participatif comme des fonds propres. Comme d'autres plateformes, Lendosphère accompagne la communication des projets. Elle permet aussi de choisir qui peut participer à une collecte de fonds. Par exemple, en ciblant les habitants de sa commune ou de sa région, le porteur de projet implique les gens de son territoire et en fait des partenaires.

Thony Mussot, un des quatre associés du Gaec des érables, en Haute-Marne, est gérant de la SAS méthanisation des érables. L'unité vient de commencer à faire tourner son moteur de cogénération en début d'année. « Notre unité de 200 kWe est alimentée à 100 % par le Gaec, avec essentiellement du fumier et du lisier de bovins (150 vaches laitières, engraissement des mâles, soit 560 animaux en tout) et de l'ensilage d'herbe. L'investissement total a été chiffré à 1,65 million d'euros en 2018. Avec une subvention de 280 000 euros et un apport personnel de 50 000 euros, il restait 1,4 million d'euros à trouver. »

« Le financement participatif via Lendosphère a permis de lever 1,4 million d'euros en trois semaines auprès de 914 prêteurs. Les avantages sont la rapidité, la simplicité (peu d'administratif), le sérieux (audit juridique et technique) et il n'y a pas de garantie ni d'hypothèque. Par contre, c'est une solution coûteuse, avec un taux d'intérêt plus élevé qu'une banque. À présent, il faut donc que nous trouvions une banque qui rachète ce prêt. Nous espérons qu'en voyant le projet fonctionner, les banques s'engagent plus facilement. C'est une unité cohérente avec toutes les terres (400 ha) regroupées autour du site à 5 km maximum, sans achats extérieurs, réalisée par Agrikomp, un des leaders du marchés, et elle est suivie avec un contrat de maintenance. »

« Une difficulté est qu'il peut se passer plusieurs mois entre le début du remboursement - qui démarre six mois après la fin de la collecte de fonds, donc avant la mise en route de l'unité - et le premier paiement d'EDF qui intervient parfois plusieurs mois après le démarrage de l'unité. Nous avons géré ce décalage de trésorerie en économisant sur l'investissement, en autoconstruisant une partie et en assurant la maîtrise d'œuvre. »

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