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Lait : Actualité agricole et agroalimentaire de la filière lait dédiée aux agriculteurs, éleveurs de vaches laitières.

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Sitôt semé, sitôt traité !
Le désherbage du maïs sur le rang au semis à l’essai

Tel est le principe de la pulvérisation couplée au semoir. Pratiquée sur le rang, cette technique économise un passage et les doses d’herbicide de deux tiers.

LE SEMOIR EST ÉQUIPÉ
D’UN SYSTÈME DE
PULVÉRISATION sur
le rang au semis.
Le dispositif comporte
un débit proportionnel
à l’avancement pour
appliquer une dose
d’herbicide régulière
sur le rang.
LE SEMOIR EST ÉQUIPÉ
D’UN SYSTÈME DE
PULVÉRISATION sur
le rang au semis.
Le dispositif comporte
un débit proportionnel
à l’avancement pour
appliquer une dose
d’herbicide régulière
sur le rang.
© Syngenta

Désherber au moment du semis permet de tout faire un seul passage et d’appliquer des produits de pré-levée lorsque la terre est fraîche. Le principe est simple : il suffit d’équiper le semoir d’un système de pulvérisation, de préférence avec un système DPA (débit proportionnel à l’avancement) de telle sorte que la dose d’herbicide soit identique quelle que soit la vitesse d’avancement du tracteur.

Selon la hauteur et le nombre de buses employées, la pulvérisation intervient en plein ou sur le rang. Le traitement sur le rang au semis offre la possibilité de réduire la quantité d’herbicides utilisée de deux tiers. Au lieu de traiter en plein toute la surface du champ, seule une bande de 30 cm de large au niveau du rang de maïs est traitée.

Treize démonstrations ont été réalisées en 2010 en Bretagne, Pays-de-la Loire, et Basse-Normandie par la société Syngenta Agro pour tester cette technique( 1) sur des parcelles à risque de transfert par ruissellement. Pour quels résultats? « Les exploitants ont été satisfaits du désherbage au semis lorsque la pluviométrie dans les 15 jours suivants cette intervention s’est montrée supérieure à 10mm», précise l’équipe technique de Syngenta.

D’après les résultats obtenus, le traitement sur le rang apparaît aussi efficace que celui appliqué en plein à une dose proche de celle de l’homologation, à condition toutefois que la pluviométrie soit suffisante.

Efficace s’il pleut suffisamment après le semis

Lorsque le désherbage sur le rang au semis est suivi d’un rattrapage chimique, l’efficacité et le coût apparaissent similaires à ceux des stratégies de pré-levée classiques. Par contre, si la deuxième intervention est un binage, cette stratégie demande plus de temps de travail pour un résultat légèrement moins bon, mais avec un IFT très bas. « Par ailleurs, si le désherbage de pré-levée ne s’est pas révélé efficace du fait d’une pluviométrie insuffisante après le semis, le résultat apparaît mauvais après binage. Les adventices présentes sur le rang finissent par gagner et recouvrir l’inter-rang. »

L’investissement dans le kit de pulvérisation se montre relativement lourd et s’envisage plutôt en Cuma. Cela dit, il est polyvalent et s’adapte sur tout type de semoir. Son coût peut donc s’amortir sur plusieurs cultures. (1) Deux doses de Camix testées 3 ou 3,5 l/ha.

Patrick GOHIER, éleveur à Tremblay dans le Maine-et-Loire : « Attention aux conditions d’application »

« C’est la troisième campagne que je sème et traite sur le rang mes 25 hectares de maïs en un seul passage. La Cuma a investi il y a trois ans dans un kit de pulvérisation(1) qui s’adapte sur le semoir 8 rangs. Une cuve de 600 l, équipée d’une pompe électrique, se positionne sur le relevage avant du tracteur. Et à l’arrière, sur le semoir, un système d’électrovannes ouvre et ferme automatiquement les buses en bout de parcelles.

Le matériel est aussi équipé d’un DPA pour un traitement régulier quelle que soit la vitesse d’avancement. J’effectue ensuite deux binages, le premier au stade 3-6 feuilles (5-6 km/h), le second à 8-10 feuilles (8 km/h).

Le gros avantage est de réduire de deux tiers les doses d’herbicides de pré-levée et de profiter de l’effet positif du binage sur la culture.

Par contre, il faut y passer plus de temps et parfois le traitement n’est pas possible en raison du vent ou du manque d’eau. L’an dernier, 10 hectares n’ont pas pu être traités au semis. »

(1) 11 000 euros.

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