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Distributrices de fourrages
Le coût de distribution varie du simple au double

Le coût des distributrices de fourrage va de 37 euros/UGB pour un godet désileur de 1,5 m3 à 74 euros/UGB pour une mélangeuse. Chaque matériel a ses avantages et inconvénients.


« La remorque distributrice est économe. C´est le matériel de distribution de fourrages qui présente le meilleur rapport capacité/prix », a indiqué Christian Savary, de la Chambre d´agriculture de la Manche, au cours d´une journée organisée par le Contrôle laitier de la Manche.
« Mais comme les remorques distributrices ne mélangent pas, le nombre d´ingrédients entrant dans la ration préparée est limité et l´éleveur doit faire attention à incorporer les ingrédients de façon homogène. S´il met de la paille, il vaut mieux la hâcher préalablement et la répartir manuellement. Un autre inconvénient est l´absence de pesée sur beaucoup de machines. La pesée sur le chargeur commence à être utilisée. Ces contraintes d´utilisation n´empêchent pas des éleveurs performants (9-10 000 l de lait) de l´adopter, pour une raison de coût », ajoute le technicien.
©B. Compagnon


Le matériel polyvalent vieillit mal
« Les exploitations de taille moyenne (40-50 vaches laitières) recherchent plutôt du matériel polyvalent, désileuse-pailleuse ou désileuse-recycleuse. Mais attention, ces machines demandent de la puissance hydraulique. D´autre part elles vieillissent mal », rappelle Christian Savary.
« Dans les grandes exploitations, on voit de plus en plus deux machines distinctes : une pour pailler et une pour distribuer. L´investissement n´est pas forcément plus élevé. Comme il y a souvent plusieurs tracteurs sur l´exploitation, le problème de la disponibilité en tracteur ne se pose pas, et ce choix donne plus de souplesse dans le travail. J´ai vu certains éleveurs garder une vieille désileuse-pailleuse pour pailler et racheter un matériel de distribution », développe Christian Savary.
La comparaison des différentes sortes de mélangeuses ne fait pas apparaître de différences de coût. Par contre, les mélangeuses à 1 ou 2 vis horizontales sont connues pour être plus agressives vis-à-vis du maïs.

Le technicien souligne la simplicité des mélangeuses à pales, ce qui donne « de bonnes perspectives pour l´entretien et le vieillissement ». Par contre, celle-ci ne peuvent pas recevoir de balles entières, contrairement aux mélangeuses à vis horizontales et celles à vis verticale. Ces dernières présentent l´inconvénient d´être encombrantes, en largeur et en hauteur.
©Lucas G.


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