Aller au contenu principal

Le Brésil se dote d'une politique pour produire plus de lait de qualité

Avec une consommation en hausse de +3% par an depuis dix ans, le Brésil veut encore développer sa production laitière, en volume et en qualité.

Pour augmenter la production laitière, le levier principal visé est la hausse de la productivité animale.
Pour augmenter la production laitière, le levier principal visé est la hausse de la productivité animale.
© BTPL

En 2014, le Brésil était le 5e producteur mondial de lait, avec 35,6 milliards de litres de lait, quasi-exclusivement de vache. "La production laitière croît de 4% par an depuis ces quatre dernières années. En 2014, le Brésil est redevenu exportateur net de produits laitiers, après deux années de déficit commercial", précise Business France, agence française pour le développement international des entreprises.

Le Brésil veut encore développer la production laitière, pour au moins répondre à sa demande intérieure en hausse. "La consommation annuelle est de 172,6 litres par habitant, soit 20 litres de plus qu'en 2009 (l'OMS recommande 200 litres). Les projections estiment que la consommation devrait atteindre 227 l/hab. en 2024", chiffre Business France.

Atteindre 47 milliards de litres à l'horizon 2023

Le programme d'État "Mais Pecuaria" (Plus d'élevage) a pour objectif de passer à 47 milliards de litres de lait produits à horizon 2023, via la génétique et l'appui technique pour améliorer la productivité animale. L'autre objectif est que tout le lait capté par l'industrie réponde aux standards internationaux. La transformation laitière brésilienne est dominée par de grands groupes étrangers (Nestlé, Fonterra, Lactalis, Danone) et brésiliens (Vigor, Laticínios Bela Vista). En 2014, Parmalat, le bras brésilien de Lactalis, a acheté des actifs laitiers de groupes brésiliens. DPA Brasil, joint-venture entre Nestlé et Fonterra, reste numéro un au Brésil (source : Business France).

Le potentiel laitier du Brésil peut être limité par plusieurs facteurs, comme la concurrence des cultures et de la viande, et le fameux "coût Brésil", c'est-à-dire le coût logistique. Un nouveau frein pourrait être l'obligation réglementaire d'avoir une partie de ses surfaces agricoles, boisées. Ce taux de réserve naturelle varie en fonction de l'État. Reste à voir s'il sera effectivement appliqué...

Un programme d’appui à la productivité laitière

La Ministre Katia Abreu a annoncé le 20 mars 2015, de manière préliminaire, la mise en place d’un programme d’appui à la productivité laitière abordant les questions sanitaires (Fonds spécifiques pour l’indemnisation suite à la contamination par brucellose et tuberculose), de génétique, d’appui aux investissements (ligne de financement dédiée) et d’assistance technique (pour les producteurs, techniciens, transporteurs). Le programme ciblera les 5 Etats représentant 73 % de la collecte de lait du pays (Minas Gérais, Rio Grande do Sul, Paraná, Santa Catarina, Goiás). La stimulation de la consommation sera également un axe du programme ainsi que le renforcement de programmes gouvernementaux de redistribution de lait.

Source : Service Économique Régional de Brasília/ DG Trésor

Les plus lus

<em class="placeholder">Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin</em>
Stress thermique : « Notre production laitière ne baisse quasiment plus en été grâce au douchage », dans le Bas-Rhin

Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin, installé en traite en traite robotisée, a mis en place un dispositif de douchage…

<em class="placeholder">Alexandre Ramel dans l&#039;une des  parcelles de maïs ressemée fin mai suite à des attaques de géomyze.</em>
Attaques de géomyze : « Nous avons dû ressemer 50 hectares de maïs », en Mayenne

Le Gaec Fénérie Bourigné, à La Bigottière en Mayenne, a été confronté ce printemps à des attaques sévères de géomyze, une…

<em class="placeholder">Adrien Jaouen et Nicolas Diverres, éleveurs de vaches laitières dans le Finistère</em>
« Un robot de traite, mais avec du pâturage, pour concilier temps libre et revenu dans notre exploitation laitière du Finistère »

Le Gaec de Kergouézan, dans le Finistère, mise sur un système productif aux coûts maîtrisés grâce à la qualité de ses…

<em class="placeholder">Gaëtan Palaric, éleveur dans les Côtes-d&#039;Armor devant son robot d&#039;alimentation Aura</em>
« Avec notre robot d’alimentation, nourrir 300 animaux se résume à 30 minutes de surveillance pour 9 rations différentes » dans les Côtes-d’Armor

Dans les Côtes-d’Armor, le Gaec Boscher Palaric fait partie des tout premiers élevages équipés du robot d’alimentation Kuhn…

<em class="placeholder">collecte de lait sur une ferme</em>
Début mai, la collecte de lait française confirme sa baisse par rapport à 2025
En France, la collecte de lait de vache en mars a atteint son plus haut niveau depuis cinq ans. Mais en avril et début mai, la…
<em class="placeholder">Nicolas Bazart, éleveur laitier au milieu de ses vaches en préparation au vêlage.</em>
Prépa vêlage : « Nous utilisons un capteur de phosphore pour nos vaches », dans la Meuse

Le Gaec de l’Épine dans la Meuse a modifié la conduite de ses vaches en prépa vêlage. La ration n’est plus préparée sur la…

Publicité
Titre
VENTE FLASH
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[VENTE FLASH] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière