Aller au contenu principal

Le bon résultat d’Isigny doit encore se consolider

La coopérative normande doit encore monter en puissance dans les poudres de lait infantiles et veut poursuivre la différenciation de ses produits.

Portée par le développement des poudres infantiles, la part de produits exportés était de 52% du chiffre d'affaires en 2016. Cette année, elle devrait atteindre 60%.
© C. Pruilh

En 2016, nous avons continué de nous développer dans les poudres de lait infantiles (+ 28 %) et nous avons renforcé nos positions en produits de grande consommation (beurre + 1,5 %, crème + 3,5 %, fromages + 8 %), poursuivant ainsi notre désengagement des produits de commodité (- 17 %)", a résumé Daniel Delahaye, directeur général de la coopérative d’Isigny Sainte-Mère, lors de l’assemblée générale en avril dernier. La coopérative collecte 215 millions de litres auprès de 456 points de collecte et emploie 710 salariés.

Le résultat net 2016 s’établit à 8,5 millions d’euros (3 % du chiffre d’affaires), en progression par rapport à 2015 (5,7 millions d’euros ; 2 % du CA). "En cette période très difficile sur les marchés, Isigny Sainte-Mère s’en sort plutôt bien, même si le prix du lait n’est pas encore à la hauteur", a commenté Arnaud Fossey, président de la coopérative. Le prix moyen payé a été de 330 euros en 2016 (294 euros de prix de base) avec les compléments, ristournes et intérêts au capital social (338 €/1 000 l en 2015). 

Un prix du lait final 2016 de 330 €/1 000 litres

L’année 2016 a été marquée par la montée en puissance de la nouvelle usine U2 de poudres de lait infantile. "Toutefois, le développement des poudres infantiles a été moins important qu’attendu. Nous devons encore croître de 30 % minimum en 2017 et atteindre 40 000 tonnes pour couvrir les frais fixes."

Pour 2017, les producteurs pourront produire jusqu’à 126 % de la dernière référence FranceAgriMer 2014-2015. Toujours dynamique, la collecte était en hausse de 7 % sur les dernières semaines avant l’AG. Le prix A d’accompte est de 310 €/1 000 l au premier trimestre.

Pour améliorer la valorisation du lait, la coopérative ne jure que par la qualité et l’excellence. Le récent partenariat avec Hyundai Corée est emblématique. La marque Isigny est présente dans quatre boutiques de luxe des centres commerciaux gérés par le géant coréen, avec des viennoiseries cuisinées sur place. "C’est pour la notoriété. Il faut que ça reste de petits volumes ; organiser la rareté pour garder la valeur", explique Daniel Delahaye.

Une très forte demande de produits bio

La différenciation, la coopérative veut la cultiver davantage et étudie certaines idées et demandes de la grande distribution (lait non OGM…). Pour l’heure, elle affirme son attachement à l’AOP beurre et crème d’Isigny dont le nouveau cahier des charges entrera en application en 2018. Ce renforcement s’accompagnera d’une prime pour les éleveurs engagés, pouvant aller jusqu’à 20 €/1 000 l (lire Réussir Lait n° 312, avril, p22). "Elle concernera plus de la moitié de notre collecte. Nous souhaitons conserver un maximum de producteurs qui feront le choix de la différenciation plutôt que du volume."

L’activité bio connaîtra un fort développement, tiré par la demande dans toutes les activités d’Isigny, notamment les poudres de lait infantile. "Notre collecte bio (4,8 millions de litres en 2016) doublera en 2018, grâce à des conversions de nos adhérents." Enfin, "5 millions d’euros d’investissement par an (2016 et 2017), ce n’est pas assez. Nous préparons un nouveau projet." Mais c’est encore secret.

Les plus lus

<em class="placeholder">Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin</em>
Stress thermique : « Notre production laitière ne baisse quasiment plus en été grâce au douchage », dans le Bas-Rhin

Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin, installé en traite en traite robotisée, a mis en place un dispositif de douchage…

<em class="placeholder">Alexandre Ramel dans l&#039;une des  parcelles de maïs ressemée fin mai suite à des attaques de géomyze.</em>
Attaques de géomyze : « Nous avons dû ressemer 50 hectares de maïs », en Mayenne

Le Gaec Fénérie Bourigné, à La Bigottière en Mayenne, a été confronté ce printemps à des attaques sévères de géomyze, une…

<em class="placeholder">Adrien Jaouen et Nicolas Diverres, éleveurs de vaches laitières dans le Finistère</em>
« Un robot de traite, mais avec du pâturage, pour concilier temps libre et revenu dans notre exploitation laitière du Finistère »

Le Gaec de Kergouézan, dans le Finistère, mise sur un système productif aux coûts maîtrisés grâce à la qualité de ses…

<em class="placeholder">Gaëtan Palaric, éleveur dans les Côtes-d&#039;Armor devant son robot d&#039;alimentation Aura</em>
« Avec notre robot d’alimentation, nourrir 300 animaux se résume à 30 minutes de surveillance pour 9 rations différentes » dans les Côtes-d’Armor

Dans les Côtes-d’Armor, le Gaec Boscher Palaric fait partie des tout premiers élevages équipés du robot d’alimentation Kuhn…

<em class="placeholder">collecte de lait sur une ferme</em>
Début mai, la collecte de lait française confirme sa baisse par rapport à 2025
En France, la collecte de lait de vache en mars a atteint son plus haut niveau depuis cinq ans. Mais en avril et début mai, la…
<em class="placeholder">Benoît Aubry, éleveur en Mayenne</em>
« Avant d'installer le robot de traite, le diagnostic électro-géobiologique a été notre priorité », en Mayenne

 Benoît Aubry, éleveur en Mayenne, a effectué quelques aménagements en amont de son projet robot de traite  pour…

Publicité
Titre
VENTE FLASH
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[VENTE FLASH] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière