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Le 0 % de Lactalis déçoit des producteurs

Lactalis a annoncé le minimum d’allocations provisoires, c’est-à-dire 0%. « Les éleveurs auront les 2 % de remboursement de pénalité. Auxquels s’ajoute la hausse de quota en dur de 2 %. Cela fait 4 % de volume en plus. Nous estimons que cette hausse de la production correspond au développement de nos marchés traditionnels. Nous n’en voulons pas plus pour faire du beurre et des poudres. C’est une logique de court terme. Nul ne sait comment seront les marchés à la fin de l’année. On ne veut pas refaire la même erreur qu’en 2007/2008 », développe Luc Morelon, de Lactalis.

Mais certains producteurs ne l’entendent pas de cette oreille. « J’aurais préféré avoir 5 % d’allocations, même payées à 288 euros, car je l’aurais produit à coût marginal. Cela m’aurait permis de faire de la trésorerie, ce qui est important pour se redresser suite à la crise. Je ne comprends pas pourquoi Lactalis n’a pas joué le jeu ; il y a pourtant des opportunités à saisir sur le marché mondial ! », tempête un éleveur en Mayenne.

« Lactalis a des sous réalisations, donc ils auraient pu donner un peu d’allocations ! Au lieu de ça, ils iront faire leurs courses ailleurs, où c’est moins cher ! Donc qu’ils ne critiquent pas le double prix double volume, ça revient au même, sauf qu’on n’en profite pas. Il aurait mieux valu faire bénéficier les producteurs dynamiques de la conjoncture actuelle », s’agace Jean Turmel, éleveur en Basse-Normandie.

« Ils vont se couvrir à 95 % de leurs besoins et acheter le surplus ailleurs. Eux, ils ne prennent pas de risques, pendant que nous, éleveurs, on en prend, en investissant pour être plus compétitifs. Ils restent confortablement sur leur créneau et n’investissent plus en France. Ils ne croient pas à la production en France », constate amer Yannick Fialip, éleveur en Auvergne.

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