Aller au contenu principal

Cultures fourragères
L´assurance d´un ensilage réussi en conditions sèches

Un bon ensilage de sorgho est préférable à un médiocre ensilage de maïs. En général, les deux sont associés pour limiter les inconvénients du sorgho.


Le sorgho est principalement cultivé pour son grain, mais quelques éleveurs en produisent pour alimenter leurs bovins. Ce choix est motivé par la mauvaise qualité du maïs cultivé sur leurs parcelles peu ou pas irriguées. Il vaut mieux, en effet, avoir un ensilage de sorgho qu´un ensilage de maïs sans grains. En élevage bovin, le sorgho peut être pâturé (sorgho fourrager) ou, plus fréquemment, donné sous forme d´ensilage. L´éleveur choisit alors plutôt une variété riche en sucre, adaptée à cet usage. « Les élevages laitiers utilisent très rarement du sorgho. Le principal reproche qui lui est fait est d´avoir une valeur énergétique inférieure à celle du maïs, ce qui a un effet dépressif sur le taux protéique. Un reproche à courte vue car ces 5 à 8 % de perte de valeur énergétique sont, à mon avis, compensés par l´excellente conservation du sorgho : on a souvent zéro perte ! En outre, le sorgho est utilisé pour valoriser les terres les moins favorables : il faut donc relativiser », expose Jean-Luc Soudais, de la Chambre d´agriculture de Haute-Garonne.
©RAGT Semences

Les atouts du sorgho sucrier
D´autres inconvénients techniques existent. Très appétent, il faut le rationner. La complémentation est plus difficile à mettre en oeuvre, étant donné que les préparations commerciales et les références sont adaptées au maïs. D´autre part, comme le sorgho se hâche naturellement plus fin qu´un maïs, il est conseillé d´apporter plus de fourrage grossier pour éviter l´acidose. Pour limiter ces inconvénients, l´association à l´ensilage de maïs est une bonne solution.

Jean-Luc Soudais explique les atouts du sorgho grain sucrier ensilé : « il a plus de potentiel : avec un sorgho grain classique, on plafonne à 15 tonnes MS/ha, alors qu´avec un sorgho sucré on peut atteindre 23 tonnes MS/ha (18 tonnes MS/ha en conditions sèches). Le sorgho sucrier est plus grand (plus de 2 m de haut), donc mieux adapté à l´ensilage. La proportion de grains par rapport à la MS totale est plus faible : 30 % pour la variété Super Sile (contre plus de 50 % pour un sorgho grain classique), et 45 % de grain pour Top Silo (RAGT) et Hautan (Euralis), prochainement commercialisé. C´est un atout comparé au sorgho grain classique, car les petits grains du sorgho sont difficilement attaqués par l´ensileuse et les microbes de la panse, surtout s´ils sont trop secs. On les retrouve alors dans les bouses ».

Les plus lus

<em class="placeholder">éleveur qui lit son contrat</em>
Contrat : que risque un producteur agricole qui ne livre pas volontairement les quantités prévues ?

Les cours grimpent et le prix de votre contrat de vente ne suit pas. Vous aimeriez saisir l’opportunité et vendre une partie…

<em class="placeholder">Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin</em>
Stress thermique : « Notre production laitière ne baisse quasiment plus en été grâce au douchage », dans le Bas-Rhin

Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin, installé en traite en traite robotisée, a mis en place un dispositif de douchage…

<em class="placeholder">Adrien Jaouen et Nicolas Diverres, éleveurs de vaches laitières dans le Finistère</em>
« Un robot de traite, mais avec du pâturage, pour concilier temps libre et revenu dans notre exploitation laitière du Finistère »

Le Gaec de Kergouézan, dans le Finistère, mise sur un système productif aux coûts maîtrisés grâce à la qualité de ses…

<em class="placeholder">Xavier Bruneau (au centre), avec Philippe Fradin (à gauche), un de ses associés, et Mathis Maillet, apprenti. au Gaec La Vergne</em>
« Nous visons l’autonomie protéique et fourragère », dans les Deux-Sèvres

Au Gaec La Vergne dans les Deux-Sèvres, les associés jouent la carte de la diversification des fourrages avec des méteils, de…

<em class="placeholder">collecte de lait sur une ferme</em>
Début mai, la collecte de lait française confirme sa baisse par rapport à 2025
En France, la collecte de lait de vache en mars a atteint son plus haut niveau depuis cinq ans. Mais en avril et début mai, la…
<em class="placeholder">Nicolas Bazart, éleveur laitier au milieu de ses vaches en préparation au vêlage.</em>
Prépa vêlage : « Nous utilisons un capteur de phosphore pour nos vaches », dans la Meuse

Le Gaec de l’Épine dans la Meuse a modifié la conduite de ses vaches en prépa vêlage. La ration n’est plus préparée sur la…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière