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Lancement de filières protéagineux dans l’Ouest

Après le lin, Graines Tradition Ouest - anciennement Lin Tradition Ouest - veut développer les filières protéagineux dans l’Ouest.

Plusieurs variétés seront 
testées en lupin d’hiver et lupin 
de printemps.
Plusieurs variétés seront
testées en lupin d’hiver et lupin
de printemps.
© Chambre d'agriculture 35

Forte de dix années d’expérience dans la structuration et le développement d’une filière lin dans l’Ouest, l’association Lin Tradition est devenue le 16 janvier Graines Tradition Ouest. Elle étend ainsi son champ d’action au développement de filières protéagineux en Bretagne et Pays de Loire. Objectif : palier au besoin des élevages de l’Ouest en soja importé et proposer aux agriculteurs des cultures rémunératrices, contractualisées, alternatives au blé et au maïs, avec des atouts importants au plan agronomique et réduction des intrants, et une possible accréditation comme « surfaces d’intérêt écologique ».
« Le verdissement de la PAC nous conforte dans l’idée qu’il faut allonger les rotations, explique Philippe Chuberre, éleveur laitier et président de Graines Tradition Ouest. Et dans ce cadre, les protéagineux présentent de nombreux atouts au plan agronomique et pour l’environnement. L’utilisation dans l’alimentation des vaches laitières de protéines produites localement permettra de mettre en avant une filière lait tracée et sans OGM, une valeur ajoutée que nous devrions pouvoir valoriser tant sur le marché français qu’à l’export. »


Objectif : 2000 hectares sous contrat en 2015


Les cultures visées sont le lupin et la féverole, très riches en protéines, ainsi que le pois. L’objectif est d’atteindre 800 ha contractualisés en 2015, soit au total 2000 ha d’oléo-protéagineux (dont 1200 ha de lin) produits par 200 agriculteurs. Plusieurs coopératives et opérateurs privés ont déjà adhéré à l’association (Vegam, CAM 53, Triskalia, Cereos, Garun Paysanne pour la production, Jouffray-Drillaud pour la fourniture de semences de lupin). Les graines seront achetées par Valorex, qui les transformera par extrusion pour l’alimentation animale, avec un programme de recherche pour améliorer la digestibilité des protéines et ainsi permettre une meilleure valorisation.
Elles seront cultivées sous contrat avec des prix minimum et maximum. En 2014, une centaine d’hectares devraient être mis en place chez des agriculteurs pilotes. Ceux-ci bénéficieront d’un suivi technique particulier de la part des techniciens d’OS, qui ont déjà suivi une première session de formation organisée par l’association en septembre 2013, et des experts d’Arvalis, de Jouffray-Drillaud et des Chambres d’agriculture. Différents itinéraires culturaux (techniques d’implantation, travail du sol et semis, fumure, désherbage) seront testés pour identifier ceux qui permettent de maintenir la productivité avec le moins d’intrants possibles, d’optimiser à la fois les résultats économiques et le taux protéique, et de limiter les passages tracteurs. L’adaptation des variétés aux régions de culture sera également étudiée. Les résultats seront diffusés auprès des techniciens et des agriculteurs lors de portes ouvertes et bouts de champ prévus au printemps 2014. Des parcelles de démonstration seront aussi mises en place sur 8 lycées agricoles. Enfin la filière s’appuiera sur les travaux de recherche qui seront menés à partir de fin 2014 par les Chambres d’agriculture, Arvalis, Vegenov, l’Inra… dans le cadre du Programme sur l’autonomie protéique des exploitations coordonné par le Pôle Agronomique Ouest.

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