Aller au contenu principal

L’ajout d’eau au pré a dégradé la fréquentation du robot

La localisation des points d'eau, au pré ou au bâtiment, n'a pas joué sur la consommation d'eau des laitières.
© E. BIgnon

La ferme expérimentale de Derval en Loire-Atlantique combine depuis 2009 robot de traite saturé (une stalle pour 72 vaches) et pâturage. La structure associe un système de circulation guidé inversé avec présélection (deux portes de tri) et un pâturage tournant simplifié. Vingt-huit hectares de prairies de RGA-TB divisés en trois parcelles sont accessibles aux vaches avec un seul chemin pour y accéder. D’habitude, il n’y a aucun point d’eau dans les parcelles pour favoriser le retour des laitières au bâtiment et donc la fréquentation du robot. La nuit, les vaches quittent la stabulation une à une après chaque traite et sont maintenues au pré de 21 à 8 heures. Le jour, elles peuvent aller et venir librement de la parcelle au bâtiment de 8 à 18 heures. Elles disposent de maïs ensilage à l’auge (5 à 12 kg MS/vache selon la pousse de l'herbe). Chaque jour à 18 heures, un vacher effectue systématiquement un retour du troupeau. « Ce système fonctionne bien, mais il est vrai que certaines vaches en fin de lactation, peuvent rester près de 21 heures sans boire », concède Bruno Le Danois de la ferme de Derval.

L’absence d’eau dans les parcelles améliore le retour des vaches à Derval

En 2015, la ferme a testé pendant un mois l’ajout d’eau au pâturage. « Chez nous, cette pratique a pénalisé la fréquentation du robot. De 10 à 17 heures, nous avons perdu en moyenne deux traites par heure, soit l’équivalent de 14 traites par jour. » L’augmentation de la fréquentation du robot après le retour forcé des vaches en bâtiment à 18 heures n’a pas permis de compenser le trou de fréquentation de milieu de journée. « Au final, la production a légèrement baissé avec la présence d’eau dans les parcelles, mais rien de dramatique (-1 kg/j/VL), précise Thomas Huneau, en charge de l’essai. Les productions se seraient peut être dégradées davantage si nous avions maintenu l’eau au pâturage plus longtemps. En revanche, un point négatif nous a fortement poussés à retirer l’eau des parcelles. Le soir, il y avait énormément de vaches en retard et nous passions beaucoup de temps pour les faire passer en priorité au robot. »

Notons aussi que les mesures réalisées avec des compteurs à eau n’ont pas montré de différence de consommation quelle que soit la localisation des points d’eau. Dans les deux cas, 68 litres d’eau ont été consommés par vache et par jour au total. Lorsque l’eau était présente dans les parcelles, 33 litres ont été consommés en bâtiment et 35 litres au pré.

Les plus lus

<em class="placeholder">vache couchée dans logette au Gaec de Veline (Meuse)</em>
Quatre leviers pour améliorer la longévité de vos laitères en limitant les réformes subies

Une vache n'est rentable qu'à partir de sa troisième lactation. Pour y parvenir, il est nécessaire de réduire le nombre de…

<em class="placeholder">« Pour bâtir notre système, nous avons beaucoup investi. Cela a été un sacrifice mais la moitié des emprunts s’arrêtent dans trois ans », confient Pascale et Pascal ...</em>
« Nous ne produisons pas plus de lait que ce que notre surface en herbe peut donner », dans les Ardennes

À l’EARL des Quatre Pâquis, dans les Ardennes, Pascal et Pascale Colson misent tout sur l’herbe, que ce soit pour l’…

Mathis Pétron
Mathis Pétron, salarié en élevage laitier dans l'Orne : « J'ai envie de faire des tâches intéressantes, pas juste de nettoyer des logettes »

Mathis Pétron est salarié depuis un an et demi à l'EARL Toutain JM, un élevage laitier de l'Orne. Il apprécie les…

<em class="placeholder">troupeau de vaches laitières à la traite </em>
Une collecte de lait de vache et un prix du lait au sommet en 2025, avant un retournement en 2026

En France, l’année 2025 a été marquée par une collecte et un prix du lait en hausse comparé à 2024. Décembre amorçait un repli…

<em class="placeholder">silo d&#039;ensilage de ray-grass d&#039;italie</em>
Ensilage d'herbe : l’intérêt économique du recours à un conservateur se calcule
Arvalis met en perspective les coûts des conservateurs par rapport aux gains potentiels qu’ils peuvent offrir sur la base des…
<em class="placeholder">Jérémy Moy devant la table d&#039;alimentation de la stabulation</em>
« +104 €/1 000 l de marge brute tout en maîtrisant l’empreinte carbone de l’exploitation laitière », en Loire-Atlantique

Au Gaec Le Pré des chênes en Loire-Atlantique, l’empreinte carbone de l’atelier lait a diminué de 9 % en dix ans.…

Publicité
Titre
OFFRE SPÉCIAL PRINTEMPS
Body
A partir de 86,40€/an​
Liste à puce
Profitez de notre offre Printemps: -20% jusqu'au 05 avril 2026! Code Promo : OFFRE_PRINTEMPS_2026
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière