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Lait : Actualité agricole et agroalimentaire de la filière lait dédiée aux agriculteurs, éleveurs de vaches laitières.

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La vaccination FCO ne sera plus obligatoire

À partir du 2 novembre 2010, les éleveurs pourront pratiquer eux-mêmes les injections, dans le cadre d’une campagne volontaire.

Les pouvoirs publics ont annoncé fin juillet l’arrêt de la vaccination obligatoire contre la FCO pour la prochaine campagne de prophylaxie. Les éleveurs pourront vacciner euxmêmes les animaux restant sur le territoire national; mais les animaux destinés aux échanges intracommunautaires devront continuer à être vaccinés par le vétérinaire sanitaire. Une annonce dont se félicitent les organisations professionnelles agricoles. 
Mais tout n’est pas encore réglé pour les animaux destinés aux échanges. Actuellement, les accords avec l’Espagne et l’Italie (les principaux acheteurs de nos animaux vivants : broutards et petits veaux) imposent la vaccination des animaux mais aussi du cheptel dont ils sont issus, par le vétérinaire sanitaire. 
Des négociations ont été engagées avec ces deux pays pour définir d’ici fin septembre de nouvelles modalités d’échanges. 

La vaccination reste recommandée 

La vaccination reste par ailleurs vivement conseillée par les experts, comme l’indique l’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses)(1) du 22 juin dernier, qui estime le risque de circulation virale « élevé à très élevé ». « L’arrêt complet de la vaccination exposerait à un risque de redémarrage de la FCO à partir de 2011 malgré l’existence d’animaux immunisés soit naturellement à la suite de l’infection soit après vaccination. En raison des naissances et du renouvellement des reproducteurs et de la circulation du virus, il y a concomitance d’animaux naïfs et d’animaux virémiques, condition de la diffusion de la maladie par les moucherons », explique Philippe Vannier, directeur de la santé animale à l’Anses. 
Seule une mobilisation massive éviterait de perdre le bénéfice des campagnes de vaccination précédentes. C’est pourquoi France-GDS et la FBN appellent à une vaccination de masse. Mais le manque de trésorerie risque d’inciter les éleveurs à baisser la garde. La participation fiancière de l’État s’est arrêtée au 30 juin dernier. ■ 
(1) ex-Afssa
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