Aller au contenu principal

La semence sexée a le vent en poupe!

Avec une progression de près de 300% par rapport à 2009 - l’année de son lancement sur le terrain - l’utilisation de la semence sexée a connu un plein boom en 2010, notamment en race Montbéliarde.

© Institut de l'élevage

«Démarrée en 2009, l’utilisation de la semence sexée monte en puissance, surtout en race Montbéliarde où 5,3% des inséminations totales et 7,2% des inséminations premières ont été réalisées avec de la semence sexée en 2010 », souligne Pascale Le Mézec, du département génétique de l’Institut de l’élevage.

Avec 110 340 inséminations (1,6 % des inséminations totales) au compteur, l’utilisation de semences sexées a progressé de près de 300 % par rapport à 2009. Le nombre d’inséminations premières s’élève quant à lui à 86 840 IAP.

89 % de veaux femelles en Montbéliarde et Prim’Holstein

Du côté de la fiabilité de la technique, les nouvelles sont plutôt rassurantes puisque conformes aux chiffres annoncés. « Les naissances issues de semences sexées sont à plus de 80 % des femelles. Cette proportion va jusqu’à 89 % pour les races Montbéliarde et Prim’Holstein sur plus de 4 500 naissances enregistrées. »

La fertilité avec de la semence sexée est par contre « altérée, avec en moyenne des taux de non retour à 18-90 jours inférieurs de 15 % à ceux obtenus avec de la semence conventionnelle ». Cette moyenne ne doit pas occulter un autre fait marquant : « des différences importantes existent selon les taureaux ».

Certains taureaux assurent des taux de non-retour (TNR) très proches en semence sexée et conventionnelle alors que d’autres « accusent un TNR très inférieur (-20 à -30 %) ».

La moindre fertilité de la semence sexée impose de sélectionner des femelles fertiles et en particulier des génisses.

Les plus lus

<em class="placeholder">démonstrateur centrale agrivoltaïque Voltalia sur prairie avec des vaches</em>
Agrivoltaïsme : les ombrières de faibles hauteurs perturbent peu les vaches mais modifient la composition de la prairie à Poisy, en Haute-Savoie

Avec des hauteurs inférieures à 2,20 mètres, les panneaux fixes installés sur une prairie pâturée de la ferme de Poisy, en…

<em class="placeholder">Laurence, Christophe et Matthieu Debreuilly et leur conseillère Caroline Tostain</em>
« Avec notre passerelle, nos vaches traversent la route en sécurité », dans la Manche

Le Gaec Debreuilly dans la Manche dispose depuis l’été 2025 d’un pont pour que les vaches puissent traverser une route…

<em class="placeholder">Gilles Onillon, éleveur laitier, dans une prairie avec ses vaches Jersiaises</em>
« La fétuque élevée repart toujours après une période de chaud », dans le Maine-et-Loire

Le Gaec de la Jutière, dans le Maine-et-Loire, intègre de la fétuque élevée méditerranéenne dans son mélange prairial. Cette…

<em class="placeholder">John Plard, éleveur laitier</em>
« J’aurais dû anticiper l’explosion des cellules au robot de traite », dans la Sarthe
L’EARL Plard dans la Sarthe n’avait pas de problème de cellules avant le passage au robot de traite. Pourtant, l’élevage a dû…
<em class="placeholder">Jérémy Amans, éleveur laitier</em>
« J’ai investi dans un robot de traite reconditionné pour 30 vaches », dans l’Aveyron

Installé seul, Jérémy Amans a fait le choix de l’automatisation de la traite et du raclage, ainsi que de la délégation de la…

<em class="placeholder">vaches laitières au pâturage</em>
Ralentissement de la collecte de lait de vache à l’Ouest de la France

Les premiers indicateurs d'avril laissent entrevoir un tassement de la dynamique de la collecte laitière après un début d'…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière