Aller au contenu principal
Font Size

Appellation d'origine protégée
La Franche-Comté prépare l’après-quota en cinq axes

L’AOP comté s’ouvre chaque année à de nouveaux producteurs de lait. À cela s’ajoutent, les attributions de quotas de l’Union européenne et de la réserve. Enfin, certaines années comme celle que nous traversons, les bonnes récoltes fourragères font monter les livraisons de lait. Fin août, le CIGC (l’ODG organisme de défense et de gestion du comté) chiffrait la hausse de production laitière à +3,7% sur les douze derniers mois.


La filière comté est confrontée à des excédents

Certes, les ventes de comté progressent (+2,8% sur les douze derniers mois). Sur les dernières années, elles augmentent en moyenne de 1,5 à 2% par an. Mais cela ne suffit pas. Depuis l’an dernier, la filière comté est confrontée à des excédents. Le plan de campagne comté prévoit un mécanisme de crise.

Pour 2011-2012, il conduit à une minoration d’environ 5% des droits à produire (plaques vertes) attribuées aux fabricants de comté. « Cela correspond environ à 25 millions de litres de lait déclassé. C’est beaucoup, et les autres AOP de la région (morbier, mont d’or…) ne pourront pas absorber tous ces volumes » , indique Bernard Marmier, président de la FDCL du Doubs et représentant Franche-Comté à la FRCL Alpes Jura Cantal. D’où la réactivation du GIE lait comtois dès cet été.

Ce GIE a été créé en 2009 pour commercialiser les laits excédentaires qui ne peuvent être absorbés par les filières traditionnelles. Jusqu’à présent, il n’y avait pas eu besoin de l’activer. Cet été, le GIE a vendu du lait spot sur l’Italie. « Nous avons peut-être besoin d’outils, de partenariats, pour être en mesure de faire du dégagement », se projette Bernard Marmier.


Un cahier des charges plus contraignant

La filière s’attend, avec les hausses de quota européen, puis avec la fin des quotas, à ce que le potentiel de production progresse encore. « Tout l’enjeu est de parvenir à maîtriser les équilibres offre demande, dans le respect des règles concurrentielles. Nous travaillons cinq pistes pour y parvenir. La première est aboutie, avec la révision du cahier des charges comté qui a renforcé les contraintes de production de lait. Cela devrait nous éviter une explosion de la production.

La deuxième piste est l’effort pédagogique à mener pour que la préservation de l’équilibre offre demande soit une préoccupation de tous les instants.

La troisième est la demande des filières AOP de Franche-Comté au bassin Grand-Est de limiter les attributions de quotas à leurs exploitations.

La quatrième est de renforcer la présence à l’international, avec une politique export plus agressive.

Et la cinquième est la mise en place dans certaines coopératives, d’un système de volumes prix différenciés. Nous veillerons à ce que ne s’installe pas une double politique dans les exploitations : un volume pour les AOP et un pour le dégagement. Cela constituerait un risque de dérapage important», conclut Jean-Jacques Bret.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Les systèmes avec litière malaxée compostée réclament des bâtiments très ouverts.  © C. Pruilh
« En litière malaxée, la clé est un couchage sec pour les vaches »
L'EARL Dijs dans le Calvados et le Gaec de Goirbal dans le Morbihan ont opté pour des plaquettes de bois, avec un objectif de 15…
Le Gaec compte 4 associés, 6 salariés, dont 2 mi-temps, et un apprenti. L’atelier lait emploie 3,5 UTH, la transformation 2,5 UTH et la vente 1,5 UTH.  © V. Bargain
[ Lait bio ] Le Gaec de Rublé veut être autonome à tous les niveaux
Au Gaec de Rublé, en Loire-Atlantique, l’autonomie pour la production, la commercialisation et désormais l’énergie est un point…
Angeline, Thierry et Emmanuel Ciapa. Les trois associés emploient un apprenti et un salarié cinq mois par an. © Ciapa
Être éleveur dans un désert laitier
Être isolé dans une région de grandes cultures pose de nombreuses difficultés : suivis technique et vétérinaire…
Litière malaxée compostée aux Pays-Bas
Premier bilan des litieres malaxées compostées pour vaches laitières
Substituer la paille par un matériau qui peut être malaxé sur les aires de couchage est une alternative dans les régions manquant…
stabulation vaches laitières SCL Elevage du Pla
« Notre litière malaxée est en paille broyée »
A la SCL Elevage du Pla, à Momères, dans les Hautes-Pyrénées, les éleveurs ont sept ans de recul avec leur…
Sorgho fourrager sursemé dans une prairie permanente après un travail superficiel du sol au covercrop. Par son effet sur la plisse de la prairie, il permet une meilleure implantation du sursemis prairial réalisé ensuite  à l'automne.  © S. Guibert
Du sorgho sursemé et pâturé pour le creux d’été
Comment rendre les prairies productives pendant les quatre mois d'été? Frédéric Lenglet, dans la Sarthe, a sursemé en juin 2019…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8.50€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière