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Lait : Actualité agricole et agroalimentaire de la filière lait dédiée aux agriculteurs, éleveurs de vaches laitières.

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La double peine

Un quartier gonflé par du pus
Un quartier gonflé par du pus
© J.-M. Nicol

Il y a parfois comme ça des séries. Les médecins ont leurs épidémies de gastros et de grippes quand les vétos ont leur épidémie de mammites purulentes.

Bien sûr une vache qui fait une première mammite clinique reçoit un premier traitement… puis un autre traitement, parfois plus long et jamais avec le même antibiotique.

Mais quand les deux premiers traitements bien conduits ne donnent pas les résultats escomptés, il faut s’abstenir d’un troisième. Est-ce pour autant qu’il ne faut rien faire et abandonner le quartier à son sort sans plus y toucher, d’un air de dire « débrouille toi comme tu voudras mais de mon côté, c’est terminé » ? Ça n’est guère envisageable lorsque le quartier passe matin et soir sur le quai de traite, mais c’est possible avec un robot qui se fiche pas mal de la taille du quartier qu’il voit grossir d’un jour à l’autre.

PETIT À PETIT

Ce quartier-là appartient à une multipare qui a vêlée depuis deux mois et dont la mammite ne guérit pas, abandonnée à son sort depuis 10 jours. Avec une imposante déformation, une forte induration et de la douleur, je comprends très vite qu’il ne faut pas chercher ailleurs la cause de la fièvre, de l’amaigrissement rapide et d’une démarche à petits pas.

Je comprends qu’avec du pus sous pression depuis quelques jours, il est possible aussi que des bactéries en aient profité pour filer dans la circulation sanguine et commencé à coloniser le foie.

À ce stade, je sais aussi qu’il faut ouvrir l’abcès en sectionnant le trayon pour que le quartier se vidange. Mauvais scénario ! Qu’aurait-il fallu faire après l’échec du deuxième traitement sur une vache pleine de lait et en tout début de lactation ? Ne pas en faire un troisième mais continuer à traire ce quartier manuellement au moins une fois par jour puis tous les deux jours jusqu’à diminuer fortement la production avant de le tarir définitivement trois semaines plus tard au besoin après quelques lavages antiseptiques du quartier.

Il y a comme ça des choses qui demandent un peu de temps mais qui évitent aussi de perdre pas mal d’argent !

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