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Maïs ensilage
La date de récolte se prévoit dès le mois d´août

Déterminer la bonne date de récolte du maïs fourrage dès le mois d´août, c´est possible, grâce à un outil de prédiction en trois étapes, mis au point par Arvalis.


Comment s´y prendre pour définir la date de récolte optimale du maïs ensilage ?
Comment s´y prendre pour définir la date de récolte optimale du maïs ensilage ? Différentes méthodes sont utilisées sur le terrain pour apprécier le stade optimum de récolte du maïs fourrage. Celle du grain difficilement rayable à l´ongle ou encore celle de la petite goutte de lait tombant du grain quand on le presse, sont les plus couramment employées. « Ces méthodes sont relativement fiables, confirme Bertrand Carpentier d´Arvalis. Elles traduisent effectivement des niveaux de teneur en matière sèche de la plante de l´ordre 33 à 35 %. Le seul hic, c´est que ces indicateurs interviennent au moment où la plante est déjà bonne à récolter. » Difficile dès lors de reporter ou d´anticiper la date du chantier d´ensilage, programmée depuis longtemps déjà !

Face à cette difficulté, Arvalis a mis au point une méthode d´observation du maïs sur pied un mois après la floraison femelle, pour être en mesure de prévoir la date de récolte suffisamment tôt dans la saison. « Concrètement, cet outil permet de déterminer la semaine optimale de récolte à partir du quinze août dans les zones situées au Sud de la Loire et de la fin août dans les zones plus septentrionales. » Cette méthode de prédiction comprend trois étapes principales.
Observer le niveau de remplissage des grains.
La première phase consiste en une observation fine des grains sur les couronnes centrales des épis. Quelques précautions sont nécessaires. Les exploitants doivent notamment se placer dans une zone représentative de l´ensemble de la moyenne de la parcelle, en dehors des fourrières.
Il suffit ensuite de prélever une vingtaine d´épis successifs sur un même rang. « Evidemment, certains épis seront plus ou moins évolués, mais ce qui compte c´est de se faire une idée moyenne de l´état d´avancement des grains », souligne le spécialiste.
Un mois après la floraison femelle, une lentille vitreuse de couleur jaune brillant apparaît à l´extrémité des grains des couronnes centrales de l´épi. « Ce signe très visuel indique un taux de matière sèche de la plante entière de 26-27 %. » Reste ensuite à fendre quelques grains dans le sens de la hauteur, observer le niveau de remplissage sur la face opposée au germe ainsi que la répartition des différents amidons : laiteux, farineux et vitreux. « Il faut repérer avec précision la ligne de remplissage de l´amidon vitreux. Elle se distingue par une différence de couleur nette entre le jaune pâle de l´amidon farineux et le jaune doré de l´amidon vitreux. »
©DR

L´objectif de la méthode de prédiction est de cibler la semaine optimale de récolte du maïs fourrage avant que l´entrepreneur ne se manifeste.
Affiner la prévision du taux de matière sèche.
Dans un second temps, l´éleveur doit affiner l´estimation de ce taux de matière sèche par une observation de l´état de l´appareil végétatif. Apparaît-il très feuillu, très exubérant, ou au contraire plutôt desséché ? Selon le cas, l´estimation du taux de matière sèche pourra être révisé d´un point à la baisse ou à la hausse.
Veiller à la température et à la pluviométrie.
Une fois le taux de matière sèche estimé, se pose la question de l´évolution du maïs dans les semaines à venir. La date de récolte se détermine localement à partir des données relatives aux sommes de températures nécessaires au développement du maïs. Cette information est disponible sous deux formes : le nombre de jours nécessaires pour faire un point de matière sèche ou le nombre de point de matière sèche gagné en dix jours.
L´évolution de la plante dépendra aussi de son alimentation hydrique. Aussi faudra-il se faire une idée de l´état du sol et des réserves en eau le jour de l´observation pour anticiper sur l´évolution de la partie tiges-feuilles. « Après une période sèche, une journée de pluie peut faire perdre jusqu´à un point de matière sèche à la plante », conclut Bertrand Carpentier, en conseillant de revenir sur les parcelles tous les dix jours pour s´assurer de l´évolution du grain et de la plante.
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