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Joël Pitrel, éleveur dans la Manche
" Je recours à la bineuse de la Cuma depuis quinze ans "

Joël Pitrel, éleveur dans la Manche
© DR

« J’exploite 75 hectares en conventionnel et j’utilise la bineuse que nous avons achetée en Cuma, depuis quinze ans. C’est une bineuse six rangs qui peut combiner en un seul passage un désherbage mécanique sur l’interrang et un chimique sur le rang. Mais j’ai utilisé cette possibilité les trois premières années seulement, car il était trop délicat d’allier à la fois les conditions idéales pour une bonne efficacité de traitement (humidité de l’air, sol frais) et celles favorables au binage (temps chaud et sec).

Passage à 8-10 feuilles du maïs

Désormais, je réalise un premier passage en post-levée précoce. Et j’interviens mécaniquement au second passage. Je bine juste avant le recouvrement de l’interrang, vers 8-10 feuilles du maïs. Le sol doit être bien ressuyé et il faut de la chaleur les deux jours suivants pour dessécher les adventices déracinées.

J’interviens sur un sol nivelé et suffisamment affiné. L’écartement entre rangs est de 75 cm. Le passage de l’outil s’effectue à 10 km/h. Cette vitesse permet un buttage du rang par projection de terre, ce qui permet de limiter partiellement le salissement du rang. Le temps passé (2 ha/h) est plus élevé qu’un traitement effectué au pulvérisateur, mais comme j’ai seulement une douzaine d’hectares de maïs, je peux tout faire dans l’après-midi. Je bénéficie d’une plage d’intervention plus large qu’avec le pulvé et je peux biner même s’il y a un peu de vent.

Attention avec les vivaces

J’accepte un peu plus de salissement mais les rendements sont au minimum de 16 tMS/ha, tout en maintenant un niveau de propreté des parcelles très correct. Une année sur cinq, j’ai besoin d’effectuer un second passage. Cela a été le cas il y a deux ans avec un mois de juin très humide qui avait favorisé les relevées d’adventices, ou lorsque les mauvaises herbes sont trop développées. Seuls les liserons posent problème. Dans ce cas, je passe un coup de pulvé et je sème une prairie temporaire après le maïs pour les éliminer dans la rotation.

La bineuse permet de réduire sensiblement les herbicides (IFT à 0,70). Nous sommes peu nombreux à y recourir au sein de la Cuma. L’an dernier, deux adhérents, qui ne l’utilisaient pas d’habitude, l’ont toutefois empruntée pour se débarrasser de ray-grass résistants aux herbicides. »

« La réussite dépend des conditions climatiques »

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