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Peser les concentrés
Investissez dans un peson!

La première façon de faire des économies, c’est de limiter le gaspillage lors de la distribution.

AVEC UN MÊME SEAU, on peut
avoir plus ou moins 1,5 kg
selon la nature du concentré.
AVEC UN MÊME SEAU, on peut
avoir plus ou moins 1,5 kg
selon la nature du concentré.
© Chambre d'agriculture

Cela peut paraître évident mais un coût alimentaire bien maîtrisé passe par des quantités distribuées correctement estimées. C’est loin d’être toujours le cas. « On va très loin dans le calcul des rations dans certains élevages, sans pour autant se préoccuper des contenants qui servent à les distribuer, constate Sabine Dutois, conseillère élevage à la chambre d’agriculture de Seine-Maritime. Souvent les éleveurs réalisent une seule pesée pour une période, en ayant en tête qu’un seau fait tant de kilos et ceci une bonne fois pour toute. »


Or sur la pesée d’un même seau rempli avec les mêmes indications, on peut avoir plus ou moins 1,5 kg selon la nature du concentré. Ramené sur trois seaux, deux fois par jour sur un an, on arrive à un écart de 3350 kg à 335 €/t soit 1100 euros. C’est encore plus vrai avec des minéraux: « plus l’aliment est sous forme farineuse, plus les écarts sont importants. Il y a aussi différentes façon de remplir un seau: bien ras ou bombé sur le dessus. Plus il y a de personnes qui interviennent, plus le risque d’erreur est accru ; faites le test avec vos associés ou stagiaires ». Sans oublier que le seau vert n’a pas forcément le même volume que le seau jaune.


« Un peson coûte une vingtaine d’euros. Il ne s’agit pas de peser tous les jours mais un peu plus souvent », recommande-t-elle.


Avec la tirette, la facture peut vite grimper


Il n’y a pas que les seaux qui sont source d’erreur. Les « tirettes » de salle de traite, aussi. Il est vrai qu’elles sont de plus en plus rares et déconseillées à cause de la poussière qu’elles dégagent. Il est nécessaire de connaître la quantité distribuée à chaque actionnement, d’en tenir compte à chaque changement de ration, et si nécessaire de modifier le réglage. Certaines vaches un peu plus malignes comprennent vite le système pour faire tomber un peu de concentré.


Sans compter qu’il est tentant, quand une vache tape, de donner un coup de tirette pour la calmer… ce qui en réalité ne fait que l’inciter à taper davantage. Avec les tirettes aussi la facture peut vite grimper.


Les Dac sont a priori le moyen le plus fiable pour contrôler les quantités distribuées, « à condition de réajuster les doses dès que le contrôleur est passé, sans attendre une semaine. »


Quant aux rations complètes, pour éviter le gaspillage, il est nécessaire de calculer précisément le nombre de rations à distribuer, en tenant compte de la proportion de première lactation. « Les primipares en vêlage deux ans ont une capacité d’ingestion de 85 % par rapport aux vaches adultes. Sur un troupeau de 60 animaux en lactation avec 20 génisses, celles-ci ne compteront que pour 17 vaches adultes soit un total de 57 rations à distribuer ».

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