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Lait : Actualité agricole et agroalimentaire de la filière lait dédiée aux agriculteurs, éleveurs de vaches laitières.

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Il s’en est fallu d’un cheveu !

LE TEMPS
DE LA PERFUSION,
le veau reste
les pattes
en l’air.
LE TEMPS
DE LA PERFUSION,
le veau reste
les pattes
en l’air.
© J.-M. Nicol

« En arrivant, je trouve la parturiente couchée et les onglons du veau juste à la sortie. Les cordelettes sont sur les canons, colorées par du sang en nature. L’exploration vaginale m’apprend que le veau est vivant puisqu’il rétracte sa langue assez rapidement que ses épaules ne sont pas démesurées mais que vagin et vulve ont une dilatation encore insuffisante. Il suffirait sans doute d’attendre et de lui donner un coup de main pour le sortir.

Mais d’un autre côté, cela fait maintenant plus de deux heures que les eaux foetales sont faites et que la génisse pousse de moins en moins souvent. Il me faut donc dilater le vagin à la main pour ne pas fatiguer le veau et une fois la dilatation obtenue, il faudra l’extraire. Les deux mains appuyées sur la tête du veau, ce sont mes avant bras qui forcent sur la vulve pour mimer la poche des eaux tandis que Jacques tire à sa force sur une corde reliée aux deux pattes. En dix minutes, la vulve se relâche et je sens que la tête est bientôt prête à passer. La vêleuse entre en action…

QUASI-MORT

Le veau progresse sans à-coups et au passage vomit pas loin d’un litre d’eaux foetales. ça n’est pas d’un bon présage. La preuve, je lui touche la cornée et il ne ferme pas l’oeil. Le voilà sorti, je tire sa langue mais elle est toute molle ! Mort ? Pas tout à fait puisque je vois le thorax soulevé par de discrets mouvements cardiaques. Je le pends par une patte arrière, j’attrape le flacon d’analeptique respiratoire, remplis la seringue et lui en injecte une dose dans la langue. Il inspire une fois et peu.

Je lui insuffle plusieurs fois de l’air dans le poumon par un « bouche à bouche ». Il l’expulse activement et commence à respirer avec beaucoup d’hésitation. Une dose d’analeptique dans la veine le relance activement. Le voilà parti. J’en profite pour lui perfuser tout de suite un soluté bicarbonaté et glucosé. Le temps de la perfusion, il reste les pattes en l’air puis Jacques le descend. Le temps de fouiller sa mère et de faire le ménage, il prend la posture d’un veau tout à fait normal, ressuscité ! »

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