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Vu par le véto
Il s’en est fallu de peu

« Marc ne fouille jamais ses vaches après qu’elles ont vêlé, même lorsqu’il les a aidées - question d’hygiène. Cette primipare est plutôt bien préparée et les séquences du vêlage se déroulent sans ombre ; les onglons se montrent à la vulve, puis le bout du nez. Marc aurait bien attendu encore un peu, mais les travaux des champs réclament également sa présence. Allez, il faut en finir… La vêleuse, le seau, les cordelettes. Traction, relâchement, traction, traction… et hop la tête sort, puis le corps tout entier. Un mâle, évidemment !

La génisse est couchée et de la vulve s’écoule un peu de sang. Et même un peu plus que d’habitude. Rien de grave car le temps de réveiller le veau un peu groggy, celui de ramasser le matériel après l’avoir nettoyé, la flaque de sang et d’eaux foetales mélangées ne s’est pas agrandie. Fidèle à sa règle, Marc ne met pas la génisse debout et ne la fouille pas. En route pour les cultures.


ÇA RE-SAIGNE !

Tout va bien pendant huit jours, jusqu’à ce qu’en revenant du pré la bête montre un caillot de sang accroché à la vulve. Il y en a d’ailleurs toute une flaque dans la parcelle… Mon portable sonne et Marc m’explique l’histoire et veut savoir si de la vitamine K viendrait à bout de ce saignement. Non, cela ne suffira pas. Tel que tu racontes l’histoire, et huit à dix jours après le vêlage, il y a un caillot qui se délite et la pression sanguine fait le reste. Je ne sais pas si c’est un gros cotylédon qui s’est rompu et dont le pied saigne, ou la cloison entre les deux cornes utérines ou une plaie vaginale, mais c’est un truc pour moi.

Quelques minutes plus tard, je visite le vagin pour découvrir une plaie aux bords indurés car cicatriciels, je sens un petit jet de sang s’en échapper et je sais que huit jours après le vêlage, le vagin n’est plus disposé à me laisser la place de manoeuvrer à deux mains. J’introduis une pince pour pincer le vaisseau ; elle écrase la cicatrice et fait saigner trois fois plus… Je vous passe la séquence suivante au cours de laquelle Marc me demande si sa bête peut mourir (oui, oui !) et mes efforts pour manier d’une main l’aiguille qui me permet non sans peine de suturer la plaie et le vaisseau avec. »

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