Aller au contenu principal

Groupe Ermitage : qualité exigée !

Le groupe fromager spécialise ses sites en demandant plus de technicité à ses éleveurs pour qu’ils livrent une qualité de lait irréprochable.

Fromages au lait pasteurisé et au lait cru font bon ménage au sein du groupe Ermitage.
© C. Reibel

Les ventes du groupe fromager implanté en Lorraine et en Franche-Comté sont sur une pente ascendante. À quelque 61 000 t dont 12 000 t à l’export en 2017, elles ont progressé de 3,9 %. Après s’être doté de capacités de transformation suffisantes, le groupe poursuit la segmentation de ses gammes. Il spécialise ses sites de Bulgnéville (Vosges) dans les pâtes molles et pressées cuites pasteurisées, celui de Clerval dans le préemballé et de Vercel (Doubs) dans les pâtes pressées au lait cru. Une enveloppe d’investissement de plus de 15 M€ y sera consacrée en 2018. La maîtrise du risque sanitaire mobilisera une partie de cette somme. « Ce n’est pas qu’une histoire de salmonelle. La législation évolue sans arrêt. L’Ermitage produit des fromages à partir de lait pasteurisé, mais croit aussi au lait cru. C’est un risque bactériologique qu’il faut contrôler dès l’échelon de la ferme. L’éleveur doit être de plus en plus attentif. C’est pourquoi nous avons renforcé les équipes techniques orientées vers le sanitaire », annonce Jean-Charles Le Squeren, directeur général du groupe. Une provision pour risque sanitaire a été constituée. En 2017, l’Ermitage a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 385 M€ (+7,8 %) et un résultat de 9,3 M€.

Passer à l’alimentation non OGM

L’an passé, l’Ermitage a ramassé le lait dans 1 130 points de collecte. Elle l’a payé en moyenne 375,62 €/1 000 l (+ 8,79%). 74 exploitations ont décroché un « panneau qualité » du fait qu’elles satisfont à un ensemble de critères, y compris environnementaux. En 2016, elles n’étaient que 57. Elles touchent un complément de 3 €/1000 litres. Le groupe a valorisé 507 Ml de lait en 2017 (+ 0,4 %) pour un niveau moyen de 220 000 cellules. Un point de collecte moyen correspond désormais à 485 656 l (+ 4,6 %). Ces deux dernières années, 60 % des exploitations ont pu augmenter de 6,7 millions de litres leur volume classé en tranche A, c’est-à-dire la part de volume la mieux payée car destinée à la fabrication des fromages du groupe. Dans l’année en cours, l’Ermitage s’attache à diriger ses producteurs le plus rapidement possible vers une alimentation non OGM. « Les pâtes molles devraient y passer au courant du premier semestre 2019 et toute la production à terme. C‘est une demande forte de la grande distribution. Elle devient le standard pour rester dans le marché français comme européen. Nous espérons pouvoir les distinguer avec une indication officielle ».

Les plus lus

<em class="placeholder">Bovins lait / sécheresse / prairie desséchée / troupeau laitier au pâturage en Poitou-Charentes</em>
Assurance prairies : « Tous les hectares de prairies, assurés ou non, peuvent bénéficier d’une indemnité en cas de pertes de rendement de plus de 30 % »

Face à un épisode de sécheresse qui continue de s’étirer dans le temps sur la majeure partie de la France, les pertes de…

<em class="placeholder">ragondin</em>
Avortement de génisse au pré : quand les ragondins entrent dans l’enquête
Chez les bovins, la leptospirose cause des troubles de la reproduction, notamment des avortements dans la seconde moitié de…
<em class="placeholder">David Cartron dans une parcelle de maïs impactée par la sécheresse</em>
Sécheresse : « La priorité, c’est de trouver du maïs et de préparer les stocks 2027 », en Vendée

En Vendée, la sécheresse et les périodes de canicule ont fortement impacté la constitution des stocks de fourrage. Pour tenir,…

<em class="placeholder">logettes bien dimensionnées grand troupeau au top Côtes d&#039;Armor</em>
Votre bâtiment compte-t-il plus d’une logette par vache laitière?

Avez-vous moins d’une logette par vache afin de rentabiliser votre bâtiment ? Ou bien, pour de meilleures conditions de…

Deux cas d'orthobunyavirus formellement détectés en Normandie

Jusqu'à présent principalement identifié dans l'Est de la France ainsi qu'en Suisse et en Allemagne, l'orthobunyavirus vient d…

<em class="placeholder">Les quatre associés du Gaec de la Verne dans la stabulation</em>
Dérobées : « Avec l’association ray-grass et légumineuses couplée aux méteils, nos silos d’herbe sont remplis pour toute l’année dès le printemps », en Saône-et-Loire

Le Gaec de la Verne, en Saône-et-Loire, récolte depuis vingt ans des dérobées avant maïs pour sécuriser le stock d’herbe. Des…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière