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Gea Farm Technologies : réduire le temps consacré aux vaches laitières

Les membres de la SCL : Jacques Coquelin, Audrey Jourdan, Jean-Charles, Thomas et Jacqueline Coquelin
Les membres de la SCL : Jacques Coquelin, Audrey Jourdan, Jean-Charles, Thomas et Jacqueline Coquelin
© L.Vimond

Consacrer moins de 20 h par vache laitière et par an : tel est le but du système Dairy Farm Motion. S'articulant autour d'un robot, d'un roto ou d'une installation de traite classique, ce système se compose d'un système de tri piloté par un logiciel Dairy Plan. L'éleveur peut piloter plusieurs lots de vaches, en isoler dans plusieurs zones de séparation distinctes, tout en passant par la même installation de traite. Automatisée et pilotée à distance via internet, ce système vise à réduire de façon drastique les temps consacrés à la manipulation des animaux (maladie, première traite, insémination, contrôle gestation, tarissement, parage, etc.). Pouvant s'adapter sur des installations existantes, cette solution permet de réorganiser des bâtiments par zones de besoins physiologiques et par zones de travail.

 

 

L'exemple de la SCL Actel

 

Localisée à Courson, dans le Calvados, la SCL Actel se compose de Jacques et Jacqueline Coquelin, ainsi que de leurs enfants, Jean-Charles Coquelin, occupé à plein temps par un atelier de poules pondeuses, Audrey Jourdan, et bientôt Thomas Coquelin. Ce dernier augmentera le troupeau laitier à 240 vaches. Les nouvelles venues prendront la place des génisses, dans les logettes attenantes à celles des vaches laitières. Depuis plusieurs années, l'exploitation a séparé le troupeau laitier en deux lots, afin de réduire les coûts d'alimentation (aujourd'hui 23 et 30 kg d'aliments selon le lot). La composition de chaque lot changeant en permanence demande beaucoup de temps de manipulation. C'est pourquoi lors du changement d'installation de traite (d'une 2 x 6 à un robot MiOne trois stalles) en 2012, les associés ont été séduits par la solution Dairy Farm Motion. « Les vaches se mélangent entre elles dans l'aire d'attente avant de passer au robot, explique Audrey Jourdan. Puis, elles sont triées en sortie de traite et retournent dans leur lot respectif. Il n'y a plus de conflit lorsque que l'on passe une vache d'un lot à un autre. » De plus, l'exploitation peut isoler des vaches dans deux aires paillées (l'une pour les fraîches vêlées, l'autre pour les vaches sous traitement) ou dans une zone à 20 logettes, pour l'insémination ou le contrôle de gestation.

Le passage à la combinaison robot-tri automatisé a permis de réduire de façon drastique le temps consacré par vache laitière et par an, passant, pour un troupeau de 150 vaches en lactation de 29,5 à 19 heures, soit de 2,5 à 1,6 UTH. L'intégration de 50 vaches laitières supplémentaires et l'installation d'une quatrième stalle sur le robot d'ici la fin mars devraient monter le nombre d'UTH à 2, tout en réduisant encore le temps par vache  à 15 h/an.

Le temps de traite a été converti en un temps d'observation (sur ordinateur et in situ) plus réduit. « Je passe 1 à 1,5 heure par jour sur l'ordinateur, détaille Audrey Jourdan, et je consacre plus de temps aux vaches qui en le plus besoin. »

Enfin, la détection des chaleurs permise par la mesure d'activité de chaque vache, grâce à un capteur sur le collier permet de rien louper : l'isolement de l'animal s'effectue désormais par un simple clic sur le logiciel.

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