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Gagner plus avec moins de GES

La réduction des gaz à effet de serre, c’est avant tout une histoire de chasse au gaspi. De nombreux leviers limitant les émissions améliorent aussi le revenu. C’est une bonne nouvelle pour abaisser l’empreinte carbone du lait de 20 % d’ici dix ans.

Il est possible de faire d'une pierre deux coups.
Il est possible de faire d'une pierre deux coups.
© Mikiel - Fotolia.com

Limiter le réchauffement climatique à +2 °C, c’est encore possible. C’est tout l’enjeu de la Conférence internationale sur le Climat COP21 qui va se tenir à Paris début décembre. L’élevage a un rôle à jouer, même si, en cette période de crise, l’environnement ne semble pas la priorité.

Pourtant, au contraire, les éleveurs ont tout à gagner en s’engageant dans la voie de la réduction des gaz à effet de serre (GES) sur leur exploitation. Car non seulement des solutions existent, mais elles sont aussi souvent génératrices de revenu. Alors pourquoi ne pas faire d’une pierre deux coups ?


La filière s’est fixé comme objectif de réduire de 20 % les émissions de GES à échéance 2025. Elle a pour cela initié en 2013 un plan d’actions Carbon Dairy, porté par l’interprofession. Un projet volontaire et à la carte pour les éleveurs, associant cinquante partenaires et 4 000 élevages.

Un outil, CAP2ER, a été développé. Ce dernier identifie les postes responsables des émissions de GES et calcule les performances environnementales des élevages. Son originalité tient aussi au fait qu’il évalue le gain économique généré par les différents leviers d’action possibles. Ces derniers n’ont rien de très original. Ils correspondent à ceux habituellement travaillés pour réduire les charges et améliorer le coût de production, comme la meilleure valorisation des effluents d’élevage, la réduction du nombre d’animaux improductifs, les légumineuses, l’autonomie alimentaire, les économies d’énergie, etc.


À travers les reportages de ce dossier, des éleveurs illustrent la mise en oeuvre de ces leviers. À l’EARL Hirrien par exemple, où avancer l’âge au vêlage de 28 à 25 mois a réduit les émissions de GES de 5 % et fait économiser 5 euros pour 1000 litres.

Ou au Gaec Emergence qui parvient à économiser 17 euros pour 1 000 litres en optimisant son système de production. Des marges de progrès sont présentes dans toutes les exploitations, quels que soient les systèmes.


Chaque levier permet de réduire les émissions de GES de 2 à 3 %
. C’est la somme de petites actions sur chaque élevage qui permettra d’atteindre les objectifs de filière. Pour impliquer les 60 000 élevages laitiers français et les transformateurs, l’interprofession lance dès cet automne la Ferme laitière bas carbone, avec à la clé, 2 millions de tonnes de CO2 économisées en dix ans.

SOMMAIRE DU DOSSIER

Page 32 : Réduire de 20 % l’empreinte carbone du lait d'ici 2025

Page 34 : Tour d’horizon des leviers éco-profitables pour réduire l'empreinte carbone

Page 38 : Des élevages améliorent leurs pratiques

Page 38 : Au Gaec Emergence : "Avec Cap2ER, nous avons optimisé notre système"

Page 42 : A l'EARL Hirrien : "J'ai avancé l'âge au vêlage de mes Normandes"

Page 44 : Au Gaec des deux clos : Des apports organiques sur davantage de surface

Page 46 : Au Gaec de la Brandais : Réduire la consommation du tank à lait de 40%

Page 48 : Du carbone stocké sous vos prairies

Page 50 : Les entreprises s’investissent aussi

Page 52 : La Prospérité fermière : "Un passage obligé pour rester sur les marchés"

Page 54 : Calculer les émissions de méthane avec la méthode Ecométhane, à partir du profil en acides gras du lait

Page 56 : Où en sont les autres pays laitiers ?

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