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Faire face au départ d'un associé

Nouvel associé, salarié, délégation… Quelle que soit la solution retenue pour continuer après le départ d’un associé, le maître mot pour réussir à rebattre les cartes est l’anticipation.

© C. Pruilh

Départ en retraite, départ pour changer de métier, à cause d’une mésentente, d’un accident, d’un décès… qu’il soit prévu ou brutal, un retrait d’associé est toujours un moment important dans la vie d’une société. Il a des conséquences, parfois juridiques et fiscales, mais surtout économiques et humaines. Pour résoudre la question du travail et continuer le lait sur l’exploitation, la solution la plus souvent envisagée d’emblée est de trouver un nouvel associé, selon les conseillers contactés.

Le cas le plus fréquent reste le départ en retraite des parents d’un Gaec qui a été constitué avec l’enfant, dans le but de lui transmettre l’exploitation. Celle-ci peut être mise en difficulté par une nonpréparation. Par exemple, « on refuse de voir ses parents vieillir et on ne prépare pas l’organisation de la société sans eux. Les parents ont du mal à lâcher prise et à laisser l’enfant prendre ses décisions… », cite Virginie Rousselin, de l’Atag, association tarnaise pour le développement de l’agriculture de groupe. Dans certains cas, l’enfant, ayant goûté les avantages de l’association pour le partage du travail, envisagera de chercher un nouvel associé. Mais est-il vraiment prêt à partager plus que le travail ? Le nombre de ruptures de sociétés causées par une mésentente engage à se demander sérieusement si l’association est la bonne solution.

Dans une société entre plusieurs tiers, on a tendance à chercher un nouvel associé, et le piège est de chercher à remplacer l’ancien associé. «Or quand un associé change, c’est tout le groupe qui change », insiste Yves Le Guay, consultant en ressources humaines. Reste la difficulté de trouver un associé. Il y a plus de sociétés cherchant un nouvel associé que de demandes d’installation en société. Cette difficulté peut conduire à un deuxième piège: accepter par défaut un associé qui ne plaît guère.

Enfin, un départ conduisant à dissoudre la société (cas des Gaec à deux) peut sérieusement ébranler la santé économique de l’exploitation. D’où la tentation de repartir sur une association pour éviter la dissolution. C’est un autre piège mis en avant par les conseillers : faire passer le projet économique avant le projet d’entreprise et de vie.

Il existe d’autres solutions que l’association : un salarié, la délégation, un robot… Comment choisir ? Comment mettre les chances de son côté ? Pour ce dossier, nous avons interrogé trois conseillers, consultant en ressources humaines et en gestion. Ils nous donnent leurs principaux conseils. Et quatre reportages nous mèneront sur des exploitations qui ont su trouver leur voie après un départ.

Sommaire

Page 38 : Anticiper pour trouver la meilleure solution. 9 conseils pour préparer le départ et l'aprés

Page 42 : Rebattre les cartes et repartir avec un nouvel associé Tester le nouveau fonctionnement

Page 44 : « Mes parents m’ont aidé à attirer un nouvel associé » - Olivier Lebert dans la Sarthe

Page 48 : « J’ai voulu me réassocier malgré un premier échec » - Christophe Defert dans le Jura

Page 52 : « Tout départ crée des turbulences humaines et financières » - Le Gaec de Chichery dans l’Yonne

Page 54 : « J’ai réussi à affirmer mes choix face à mes parents » Pascal Bertin en Ille-et-Vilaine

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