Faciliter la distribution de la ration

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L’augmentation de la taille des troupeaux et le manque de main-d’oeuvre sur les exploitations poussent à chercher des solutions pour réduire le temps de travail. Après la traite, l’alimentation du troupeau laitier représente le second poste le plus important en termes d’astreinte quotidienne.

D’après des enquêtes réalisées par le pôle herbivores des chambres d’agriculture de Bretagne il y a quelques années, l’alimentation du troupeau laitier représente près du tiers du travail d’astreinte. C’est aussi celui qui affiche la plus grande variabilité de temps de travail entre exploitations, avec des écarts allant de 3 à plus de 9 heures par UGB et par an, hors robots d’alimentation(1). Avant même le type de matériel utilisé pour distribuer la ration, ces différences s’expliquent d’abord par l’organisation des circuits et la conception des bâtiments.

L’offre se développe avec de nombreux constructeurs dont les automates se répartissent en deux catégories : l’automate mélangeur distributeur (suspendu sur rail ou guidé au sol) et la mélangeuse à poste fixe alimentant un automate de distribution (sur rail ou guidé au sol) ou un tapis convoyeur.

En France, plus d’une trentaine de robots seraient aujourd’hui en service et plus d’une cinquantaine de projets en cours. Il faut compter entre 50 000 et 200 000 euros selon le niveau et le concept d’automatisation. Selon la situation initiale, ces équipements se révèlent une source de gain de temps importante.

Autre solution pour se dégager de l’astreinte de la distribution, la délégation à une Cuma mélangeuse automotrice. Économiquement, elle tire bien son épingle du jeu si les exploitations sont suffisamment groupées.

Les auges mobiles ou pousse-fourrage associés à une désileuse-cube correspondent à du libre-service à l’étable. Lancés il y a une vingtaine d’années, ces systèmes pratiques et robustes présentent de multiples avantages mais restent pourtant assez peu répandus dans les élevages français, alors qu’ils le sont davantage dans d’autres pays du Nord de l’Europe.

Quant au libre-service, il se montre adapté aux troupeaux d’une soixantaine de vaches, mais voit son avenir compromis avec l’agrandissement des élevages.

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(1) Enquêtes 2007, élevages du réseau Etre.

SOMMAIRE du dossier

Page 70 : S’affranchir de la distribution avec un robot d’alimentation

Page 78 : Un tapis pour les 120 vaches du Gaec Mercel

Page 82 : Une automotrice depuis quatorze ans à la Cuma La Gourmande

Page 86 : Désiler une fois par semaine grâce aux auges mobiles

Page 94 : Soixante vaches en libre-service au Gaec du Mont Laudrin

Page 98 : Des équipements pour plus d’efficacité

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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