Aller au contenu principal

Êtes-vous prêt à suivre une formation sur la prise en charge de la douleur des veaux lors de l’écornage ?

Stress, douleur aiguë lors de l’intervention, inflammation des tissus… une formation a été créée pour limiter l’impact de l’écornage sur le bien-être des veaux <sup>(1)</sup>.

(1) Suite au projet Casdar : accompagner les éleveurs pour une meilleure prise en charge des douleurs animales - Réussir lait n° 300 pages 52 à 54.

Non. Je respecte beaucoup mes animaux, mais le problème avec cette formation c’est qu’on nous propose d’intervenir cinq fois sur les veaux (sédation, anesthésie, anti-inflammatoire, écornage, désinfection). C’est long et stressant pour les veaux. Et c’est contradictoire avec la solution d’avenir qui consiste à limiter l’utilisation des médicaments. Un bon moyen de concilier la prise en charge de la douleur sans trop utiliser de médicaments est de choisir, quand c’est possible, des taureaux porteurs du gène sans cornes. J’ai actuellement 35 vaches dont la moitié de race Pie Rouge des Plaines. Cette année, j’ai commandé 30 doses de semences dont 21 sont issues de taureaux porteurs de ce gène. Quand j’écorne, j’interviens sur des veaux âgés de 4 ou 5 semaines. Je les attache aux cornadis et j’applique l’écorneur pendant 25 à 30 secondes sur chaque corne. Puis je désinfecte avec un produit iodé.

Oui. J’ai suivi la formation organisée en avril par le GDS de l’Orne avec notre vétérinaire. Jusqu’ici j’écornais les veaux femelles (environ 45 par an) jusqu’à un mois avec un brûleur électrique. Et je n’utilisais qu’un anti-inflammatoire. Grâce à cette formation, j’ai appris à réaliser une anesthésie locale et à détecter les cornillons beaucoup plus tôt. Je vais donc pouvoir les écorner dès l’âge de 8 à 15 jours. Je vais également leur administrer un sédatif avant l’écornage. J’ai investi dans une tondeuse de finition pour bien repérer le bourgeon cornual. Avec cette technique, il n’est plus nécessaire de mettre les veaux dans une cage de contention. On leur enlève donc une source de stress. Et avec une bonne organisation, il est possible d’écorner, seul et sans efforts, plusieurs veaux tout en travaillant dans le calme.

Non. En revanche, pour limiter le risque de douleur, j’essaie d’intervenir le plus tôt possible, c’est-à-dire sur des veaux âgés de moins de 15 jours. Dès que je sens le bourgeon cornual, je coupe les poils autour et je réalise un pré-marquage avec mon brûleur à gaz pour bien identifier la zone à brûler. Pour écorner les veaux dans de bonnes conditions, il faut que le fer soit suffisamment chaud et en bon état. J’utilise une cage de contention pour bien maintenir le veau. Dans ces conditions, l’écornage ne dure pas plus de 4 secondes par côté. C’est primordial pour éviter la douleur. Les veaux sont d’ailleurs plus bruyants quand on les met dans la cage que pendant l’écornage proprement dit. Il m’arrive cependant de mettre un anti-inflammatoire quand l’écornage dure trop longtemps ou si la plaie n’est pas très belle. Mais cela concerne une ou deux génisses par an sur une trentaine d’écornées (troupeau de 70 Prim’Holstein pour une référence de 600 000 l). J’applique de la teinture d’iode sur la plaie et je passe un coup de bombe d’aluminium pour la protéger surtout en été à cause des mouches. Avec cette technique, je pense limiter les risques et mes vétérinaires n’ont jamais constaté de problèmes particuliers suite à l’écornage de mes veaux.

Les plus lus

<em class="placeholder">éleveur qui lit son contrat</em>
Contrat : que risque un producteur agricole qui ne livre pas volontairement les quantités prévues ?

Les cours grimpent et le prix de votre contrat de vente ne suit pas. Vous aimeriez saisir l’opportunité et vendre une partie…

<em class="placeholder">Jérémy Amans, éleveur laitier</em>
« J’ai investi dans un robot de traite reconditionné pour 30 vaches », dans l’Aveyron

Installé seul, Jérémy Amans a fait le choix de l’automatisation de la traite et du raclage, ainsi que de la délégation de la…

<em class="placeholder">Adrien Jaouen et Nicolas Diverres, éleveurs de vaches laitières dans le Finistère</em>
« Un robot de traite, mais avec du pâturage, pour concilier temps libre et revenu dans notre exploitation laitière du Finistère »

Le Gaec de Kergouézan, dans le Finistère, mise sur un système productif aux coûts maîtrisés grâce à la qualité de ses…

<em class="placeholder">Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin</em>
Stress thermique : « Notre production laitière ne baisse quasiment plus en été grâce au douchage », dans le Bas-Rhin

Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin, installé en traite en traite robotisée, a mis en place un dispositif de douchage…

<em class="placeholder">Xavier Bruneau (au centre), avec Philippe Fradin (à gauche), un de ses associés, et Mathis Maillet, apprenti. au Gaec La Vergne</em>
« Nous visons l’autonomie protéique et fourragère », dans les Deux-Sèvres

Au Gaec La Vergne dans les Deux-Sèvres, les associés jouent la carte de la diversification des fourrages avec des méteils, de…

<em class="placeholder">collecte de lait sur une ferme</em>
Début mai, la collecte de lait française confirme sa baisse par rapport à 2025
En France, la collecte de lait de vache en mars a atteint son plus haut niveau depuis cinq ans. Mais en avril et début mai, la…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière