Aller au contenu principal

Êtes-vous prêt à revenir en aire paillée ?

Avec un grand troupeau, les logettes ont souvent la faveur des éleveurs. Pourtant, on assiste à une certaine réhabilitation des couchages en aire libre, sur paille mais aussi sur litière compostée-malaxée.

© E. Bignon
 
IMG_4702JPG.jpg

Fabien Gauvrit, éleveur en Vendée

 

OUI Visuellement, c’est agréable de voir ses vaches couchées dans la paille. J’apprécie les aires paillées pour le confort et le fait de ne pas contraindre l’animal. Chez nous, ça marche bien, mais on respecte les 8 m2/VL et on est hyper vigilant au niveau de l’entretien. Nous mettons deux bottes de paille par jour pour 90 laitières et tout est vidé trois fois par semaine. La moitié des besoins en paille est couvert, et on achète 80 t/an (60 €/t). Nous n’avons pas particulièrement de problèmes de cellules. La gestion des effluents est facile, car il n’y a pas de fumier mou. Avec des vaches en bâtiment intégral seulement trois mois par an, installer des logettes ne serait pas cohérent économiquement.

 

 

IMG_4749jpg.jpg

Fabien Millard, éleveur dans l’Aube

 

NON Nous avons connu l’aire paillée avec 120 vaches laitières avant de passer en logettes (140 places). Je ne voudrais surtout pas revenir en arrière ! D’abord pour l’organisation du travail. Je préfère entretenir et nettoyer les logettes une heure par jour que passer une matinée entière chaque semaine à curer la stabulation. En logettes, on économise aussi des heures de téléscopique : 400 h/an entre le ramassage de la paille, le transport, le paillage et le curage. Le niveau de cellules au tank n’a pas changé ; par contre, on a moitié moins de mammites depuis le passage en logettes. Seul point noir : on a plus de problèmes de pattes qu’avant. Au moindre déséquilibre alimentaire, ça ne pardonne pas…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Philippe Jet, éleveur en Ille-et-Vilaine

NON Au-delà de 50 à 60 vaches, ça devient compliqué de maintenir les vaches propres en aire paillée, sauf si on dispose de cases pour séparer les vaches en chaleur. Mais attention, on peut faire de plus grosses bêtises en logettes qu’en aire paillée. Beaucoup de logettes sont inadaptées et sources d’inconfort, voire de blessures pour les animaux. Il faut vraiment trouver le bon réglage.

 

Nicolas Fleury, éleveur en Loire-Atlantique

OUI MAIS plutôt que la paille, nous recourons depuis un an à du miscanthus broyé (110 €/t non livré) en litière compostée-malaxée pour nos 160 laitières. Le bâtiment fait 11 x 104 m. C’est super pour le confort des bêtes, les mamelles sont propres, on voit beaucoup mieux les chaleurs et finis les boiteries et gros jarrets que nous avions en logettes paillées. Le malaxage, effectué au cultivateur, prend seulement 10 mn, matin et soir. Le curage et le rechargement, interviennent quatre fois par an.

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Philippe et Cédric Divinia. "Depuis que l'on distribue la ration le soir, elle est mieux valorisée. Les vaches gaspillent moins d'énergie en déplacements fréquents, elles passent plus de temps couchées au calme à ruminer et donc à mieux digérer." © E. Bignon
« Changer le moment de la distribution a rendu le troupeau plus calme »
Le recours à la caméra timelapse a fait prendre conscience aux associés du Gaec des Vallons à Longessaigne dans le Rhône de l’…
Gaël et Lucia Fortin ont quitté la Vendée pour se ré-installer en Loire-Atlantique. « Ce n’est pas le parcours le plus simple, mais aujourd’hui nous ne regrettons pas ce choix. » © E. Bignon
« J’ai préféré me ré-installer sur une autre ferme »
Suite à une mésentente, Gaël Fortin a quitté l’exploitation familiale en Vendée et s’est ré-installé dans un département voisin,…
Carine Pothier (Limagrain) et Alexandre Maffre (céréalier) lors de la récolte de la luzerne : « Le contrat avec Limagrain permet de sécuriser notre approche ». © Limagrain
Ils sont céréaliers et cultivent de la luzerne pour des éleveurs
Dans le Puy-de-Dôme, sur l'exploitation d'Alexandre et Christophe Maffre, la luzerne est destinée à remplacer la betterave…
Benoît et Xavier Bonnet, cousins et associés du Gaec de la Chevade. « Nous intervenons tout l’hiver pour mener la lutte contre les campagnols. » © B. Griffoul
« Le matin, nous aimons nous lever pour aller nous occuper de nos vaches, brebis et céréales »
Dans le Cantal, à 1 000 mètres d'altitude, le Gaec de la Chevade mêle production laitière, viande ovine et céréales. Conduite…
Anthony Balard, dans l'Aveyron. © B. Griffoul
"Mon chien électrique « fait maison » est bien pratique en aire d’attente"
Anthony Balard, dans l’Aveyron, a fabriqué un chien électrique pour l’aire d’attente qui permet de gagner dix minutes sur le…
Les 65 élevages en conventionnel sont tous situés dans un rayon de 40 kilomètres autour de la laiterie bretonne. © C. Pruilh
En Bretagne, la laiterieTriballat Noyal veut réduire les livraisons de lait conventionnel de moitié
La laiterie d’Ille-et-Vilaine veut baisser rapidement les livraisons de lait conventionnel, et le mettre sous cahier des charges.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière