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Circulation des véhicules agricoles
« Encore beaucoup de démarches administratives pour rouler à 40 km/h »

Même si les demandes en véhicules agricoles se déplaçant à 40 km/h en France restent encore limitées, constructeurs, syndicat, administrations. travaillent en synergie pour homologuer de nouveaux véhicules agricoles qui seront proposés prochainement à la vente.


Le travail de conception, de construction et d´homologation des véhicules agricoles à 40 km/h est enclenché chez les constructeurs de matériel agricole et à leur syndicat (SNCVA) qui mutualise les informations et les démarches.
Ainsi, il existe actuellement un modèle de remorque agraire en cours d´homologation (20 500 kg - dans l´attente des procès verbaux) pour circuler à 40 km/h en France. Quelques constructeurs ont présenté chacun leur version au Sima de Paris.

L´administration doit suivre
Pour Sylvain Carpentier, de la société Dangreville, « la législation avance lentement. S´il y a une accélération des démarches administratives, les exploitants, les entrepreneurs et les adhérents de Cuma seront peut-être plus nombreux à s´intéresser à ces véhicules réceptionnés à 40 km/h. Aussi, ce type véhicule intéressera le monde agricole si la capacité de charge reste important tout en se déplaçant plus rapidement ». Techniquement, certains acheteurs s´intéressent aux véhicules équipés de freinage mixte, pneumatique et hydraulique, dans l´hypothèse où le freinage hydraulique serait retenu pour circuler à 40 km/h. Le diamètre des roues doit aussi être adapté à la charge à supporter et à la vitesse de déplacement.
La vitesse maximale de déplacement sur route d´un véhicule agricole tracté, mentionnée sur le certificat de la Drire, est encore de 25 km/h pour la France. ©S. Leitenberger

Toujours à 25 km/h
Les solutions techniques apportées pour se déplacer à 40 km/h avec un véhicule tracté occasionnent évidemment un surcoût. Sylvain Carpentier l´estime « à 3 000 euros minimum en y intégrant le freinage et le répartiteur. A cela s´ajoute la monte de pneumatiques qui doit être adaptée aux véhicules, mais aussi aux utilisations envisagées ».
Toutefois lors de l´achat, une réflexion s´opère pour essayer d´anticiper et d´envisager l´utilité pour l´exploitant de rouler à 40 km/h dans le futur. « Il y a des demandes, certes limitées, pour des équipements de freinage avec des tambours de grands diamètres et du freinage mixte à air et hydraulique. Toutefois nous sommes dans l´attente de pouvoir élargir l´offre des 40 km/h », ajoute Sylvain Carpentier.

La demande reste faible
Pour Michel Chatellier, directeur commercial des remorques Rolland, « la demande pour l´acquisition de véhicules réceptionnés à 40 km/h est extrêment faible. Je pense que certains se déplacent déjà à cette vitesse sans que leur véhicule y soit autorisé, à leurs risques, mais attention aux contrôles de vitesse qui semblent se multiplier ».
Dans tous les cas, les démarches et la recherche se poursuivent pour permettre d´offrir un plus grand nombre de véhicules autorisés à circuler à 40 km/h, tout en disposant d´une capacité de charge optimale et d´une sécurité garantie.

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