Aller au contenu principal

Effluents peu chargés
Deux solutions mécaniques d´épandage


La mise aux normes implique souvent de lourds investissements en matière de stockage des effluents. Pourtant des solutions existent pour réduire le volume de la fosse à lisier. Elles consistent en un traitement primaire des effluents peu chargés en matière polluante (eaux blanches, vertes et brunes et lixiviats de fumière découverte). L´éleveur a alors le choix entre quatre dispositifs : filtre à paille, bassin de sédimentation, bassin tampon de sédimentation ou fosse de stockage et de sédimentation. L´épandage peut ensuite être effectué sur prairie toute l´année y compris en hiver. Cet épandage peut être mécanisé ou réalisé avec un tuyau perforé. La technique des tuyaux perforés à déplacer manuellement est à réserver à des situations où les volumes à épandre sont limités. L´épandage mécanisé permet de traiter des volumes plus importants. La couverture intégrale et le système traîneau sont deux techniques d´épandage mécanisé.
Un système économique : la couverture intégrale
Les eaux peu chargées sont épandues avec un dispositif issu de la technologie de l´irrigation en maraîchage. La couverture intégrale est assurée par une rampe qui est déplacée après chaque période d´arrosage. Cette rampe est constituée de tuyaux légers de 6 mètres qui s´emboitent et de sprinklers espacés de 18 mètres. Chaque sprinkler possède une buse au sommet d´un mât qui débite 1,8 m3/h à 1 bar. Il faut 20 minutes pour déplacer de 24 mètres un réseau avec 8 sprinklers. La surface couverte par l´installation est de 34 ares. La présence d´un filtre est indispensable car les grains de maïs ne passent pas dans la buse. Le coût d´une installation avec 30 tuyaux, 8 sprinkler, 700 mètres de réseau enterré et une pompe électrique immergée 5,5 kW (15 m3 à 3,6 bar) s´élève à 5700 euros.
Le système traîneau, pour moins de risques de bouchage
Il consiste en un petit arroseur autonome monté sur un traîneau et fonctionnant à basse pression. La pression fait tourner le bras équipé d´une buse à chaque extrémité. La rotation du bras entraîne l´enroulement d´un cable qui fait avancer le traîneau. Le réseau de surface est constitué de deux tuyaux souples de 100 mètres. Le déplacement sur les 200 mètres peut durer de 4 à 20 heures. La largeur d´épandage atteint 20 mètres, soit 40 ares couverts par position. Les deux buses débitent 4 à 6 m3/h à 2 bars. Le changement de position du traîneau demande 15 minutes. L´installation est plus coûteuse que la précédente : 8700 euros pour 700 mètres de réseau enterré et une pompe électrique à colimaçon à 5,5 kW (10 m3 à amorçage automatique). La pompe à colimaçon a une pression de travail plus importante mais elle coûte deux à trois fois plus cher qu´une pompe immergée. Elle ne tolère pas de tourner à sec et elle est sensible aux impuretés. Les risques de bouchage sont moins élevés avec l´asperseur à traîneau qu´avec les sprinklers.
Système traîneau : la pompe s´arrête automatiquement quand l´asperseur arrive en bout de parcelle. ©S. Roupnel

Epandage agronomique : pas n´importe quand...
L´épandage des effluents peu chargés n´est autorisé que sur des sols favorables.
Il faut donc éviter d´épandre quand il pleut (plus de 1 mm) et respecter le temps de ressuyage des parcelles. Les sols ne doivent pas non plus être gelés ou couverts de neige (plus de 5 cm).
Hors période de pâturage (de novembre à mars), les quantités d´azote ammoniacal ne doivent pas dépasser 65 kg/ha dont 20 kg maximum du 15 novembre au 15 janvier. L´épandage mécanisé doit respecter quelques règles supplémentaires. Ainsi, la pression à la buse ne doit pas excéder 2 bars pour éviter la formation de brouillards, et la hauteur maximale du canon doit être inférieure à 1,5 m.
Mise en garde
Pour éviter les bouchages, il est préférable de ne pas pomper les fonds de fosse et de positionner le tuyau à aspiration dans une buse ou tout autre ouvrage limitant la présence de débris en suspension.

Les plus lus

<em class="placeholder">Gisèle Fouvet et ses fils </em>
« Nous avons quitté Biolait à cause de leur prix du lait, et avons pu trouver une nouvelle laiterie en bio »

Le Gaec des Fayes, en Ardèche, a quitté Biolait dans la précipitation. Les éleveurs ont pu être repris par la laiterie…

Collecte du lait (à la ferme)
Prix du lait : « Ce n’est pas à la France de faire l’effort de réduire sa production de lait »

Face à un prix du lait qui décroche du fait d’une hausse de la production mondiale, au salon de l'Agriculture 2026, la FNPL…

Chargement d' un camion de pomme de terre. Tubercules de pommes de terre sur bandes transporteuses. Transport des produits agricoles
Alimentation animale : face à une surproduction en pommes de terre, une plateforme pour valoriser les excédents

Une nouvelle plateforme nationale met en relation producteurs de pommes de terre et éleveurs bovins afin de transformer des…

<em class="placeholder">Alexandre Caillon. &quot;J&#039;ai réduit la pénibilité et mieux lissé la charge de travail avec les robots.&quot;</em>
« J’ai modernisé mon bâtiment et réduit ma production laitière pour gérer seul ma ferme », en Loire-Atlantique

Alexandre Caillon a rapidement intégré la traite robotisée pour augmenter sa moyenne à 36 kg par vache et mieux lisser sa…

<em class="placeholder">site de transformation laitière en France</em>
Prix du lait : les industriels laitiers français manquent-ils de compétitivité ?

Durant un an et demi, le prix français a été largement distancé par nos voisins d’Europe du Nord. La compétitivité des…

<em class="placeholder">Al Masaf raggiunto accordo sul prezzo del latte</em>
Prix du lait : en Italie, la filière s’accorde sur un prix pour le premier trimestre 2026

Alors que le prix du lait spot a dégringolé en Italie ces derniers mois, le ministre italien a réuni les acteurs de la filière…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière