Aller au contenu principal

Ferme expérimentale des Trinottières
Des veaux élevés vite fait, bien fait

Six buvées de lait entier par semaine et un sevrage des veaux dès neuf semaines : voici la recette des veaux élevés à la mode de la ferme expérimentale des Trinottières.


Distribuer 6 buvées de lait entier par semaine et sevrer les veaux à 9 semaines, c´est possible. L´essai mené à la ferme expérimentale des Trinottières indique que cette pratique ne pénalise nullement la croissance des animaux. « Dès la troisième semaine, nous sommes passés de 2 buvées par jour à une seule le matin, et la buvée du dimanche matin est supprimée pour alléger l´astreinte en fin de semaine, rapporte David Plouzin, technicien en charge de l´essai. Et les performances sont au rendez-vous ! »
Avant de passer à un repas (5 l) par jour, les veaux reçoivent 2 l de colostrum matin et soir en première semaine et 6 l de lait entier en 2 repas en deuxième semaine. Le foin est démêlé et distribué au râtelier à volonté. Il s´agit d´un foin de première coupe, riche en fibres digestibles. Pour les concentrés, le premier lot de 20 génisses reçoit un mélange fermier composé de 70 % de maïs grain entier et 30 % de tourteau de colza, et le second lot un mélange de 70 % de blé aplati et 30 % de tourteau de colza. « Quelques diarrhées alimentaires ont été observées, suite à un volume de lait distribué plus important sur une journée, note David. Attention donc au respect du plan de buvée. »

30 à 35 % de lait distribué en moins
A six mois, l´objectif des 200 kg est atteint pour les deux lots de génisses. Les poids à six mois s´élèvent à 208 kg pour le lot maïs-colza et 211 kg pour le lot blé-colza. Du sevrage à six mois, les deux lots ont consommé la même quantité de concentré, soit 2,8 kg. Avec un sevrage plus précoce que les autres années, il est important de proposer le concentré à volonté juste après le sevrage. « Sur le plan économique, ces mélanges fermiers associés à un plan de buvée économe se révèlent très intéressants, souligne le technicien. De la naissance à six mois, le coût de revient approche les 140 euros par génisse, soit 0,78 euro par jour. »
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Jean-Baptiste Decheppe. "Avant, on distribuait la ration le matin. Le problème, c'est que quand arrivait le soir, non seulement la ration était déconcentrée car les vaches avaient trié toute la journée, et en plus elles n’avaient pas forcément toujours suffisamment à manger durant la nuit. " © DR
« En distribuant la ration le soir, les bouses sont beaucoup plus homogènes »
Distribuer la ration le soir a eu un impact positif sur le troupeau. Jean-Baptiste Decheppe, éleveur dans le sud de la Meuse, en…
Ludovic Ménoret préfère se concentrer sur la production de lait plutôt que sur les cultures. © V. Bargain
« Seul sur mon exploitation laitière, je délègue tous les travaux de culture »
Installé en 2016, Ludovic Ménoret a choisi de déléguer presque tous les travaux des champs. Un fonctionnement qui permet de…
Les quatre associés du Gaec des Sources. « L’empreinte carbone nous servira d’indicateur dans l’amélioration de nos pratiques. » © E. Bignon
"Notre exploitation laitière va vendre des crédits carbone"
Commercialiser leur réduction d’émission de gaz à effet de serre sur le marché volontaire des crédits carbone : c’est ce que le…
400 vaches mortes : les éleveurs laitiers victimes des éoliennes attendent un ultime rapport
En Loire-Atlantique, deux élevages accusent les éoliennes toutes proches d’entraîner de graves troubles sur leurs animaux. Une…
Les quatre associés du Gaec Ferme du plateau. © B. Griffoul
Changement climatique : Un bâtiment pour 120 vaches poreux sur toutes ses faces
Au Gaec Ferme du plateau, dans la Loire, toutes les façades de la stabulation, située sur un site venté, laissent passer l’air et…
Jonathan Karcher, Gilles Urban et Gaëtan Karcher, associés du Gaec Hohrain depuis 2016. © C. Reibel
« Le lait de pâturage est un plus pour le bien-être de nos animaux comme pour nous »
Au Gaec Hohrain, à Mietesheim dans le nord du Bas-Rhin, Gilles Urban, Jonathan et Gaëtan Karcher ont saisi au bond en 2017 la…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière