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Longévité
Des vaches qui vieillissent bien

Offrir une belle carrière à ses vaches, c'est rentable. Et pourtant, près d’une vache sur deux n’atteint pas le troisième vêlage. Heureusement, des solutions concrètes, et parfois simples, existent pour limiter les réformes involontaires, même en système intensif.

«Une vache sur deux
n’atteint pas
le troisième vêlage»
«Une vache sur deux
n’atteint pas
le troisième vêlage»
© Réussir

En théorie, une vache peut vivre jusqu’à 20 ans ! Ce chiffre ne représente bien évidemment pas un objectif à atteindre dans un élevage. En revanche, dans la pratique, la moitié environ des vaches laitières n’atteint pas le troisième vêlage. En France, toutes races confondues, le rang moyen de lactation tourne autour de 2, 6.


Ce chiffre cache une diversité de situation (taux de réforme involontaires, accroissement de troupeau, vente d’animaux…). Mais il traduit malgré tout la difficulté à faire vieillir les vaches dans certains élevages. Or, savoir faire durer ses vaches dans de bonnes conditions, c’est payant. Les organismes de sélection ne s’y trompent pas, puisqu’ils mettent en avant la rusticité de leur race en organisant un challenge longévité, un prix de la meilleure carrière…


Allonger la durée de vie productive d’une vache laitière est rentable parce que cela permet d’amortir la phase d’élevage et de diminuer le coût de renouvellement. Cette stratégie est d’autant plus rentable qu’elle est couplée à des ventes de génisses ou de vaches en lait à bon prix, voire à du croisement des moins bons animaux avec des taureaux de race à viande.


C’est également un bon moyen pour optimiser le potentiel génétique des femelles du troupeau. Ce dernier ne s’exprime véritablement « qu’à partir de la troisième lactation », rappelle Luc Delaby, chercheur à l’Inra.


Tous ces éléments militent en faveur d’une baisse des réformes qualifiées d’involontaires. Leurs trois principales causes sont connues : l’infertilité (surtout en Prim’Holstein), les mammites et les boiteries. Ces problèmes sont plus fréquents dans les systèmes intensifs parce que les animaux y sont plus sollicités que dans les systèmes extensifs. D’où notre choix, dans ce dossier, d’axer nos reportages dans ce type d’élevages.


Les réformes involontaires pénalisent non seulement le revenu mais aussi les conditions et la productivité du travail. Deux très bonnes raisons donc pour prendre les devants sans perdre de vue que beaucoup de choses se jouent à deux périodes clés durant lesquelles l’animal est improductif : l’élevage des génisses de 0 à 4 mois et le tarissement.

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